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Le Mans Zut à Bebop : « De la vraie musique rock pour enfants » [Vidéos]

0 08.11.2014 06:48
Zut. Photo DR

Zut. Photo DR

Pour son concert Jeune public, le festival Bebop accueille le groupe Zut ce samedi, à 16 heures, aux Saulnières.

« Le Maine Libre » : Comment est né le groupe Zut ?

Fred : Le groupe Zut a été créé en 2000. Au départ, on est trois potes chanteurs, Philippe Marsal, Francis Médoc et moi-même. On a décidé de faire cause commune pour la chanson pour enfants. On avait envie que ce soit de la vraie musique avec une énergie rock. Au départ, on a commencé dans la région parisienne en travaillant pour les écoles par la ligue de l’enseignement. On a fait beaucoup de bals dans les écoles et pour les centres de loisirs.

Et le groupe a pris de l’ampleur…

Petit à petit, on s’est piqué au jeu. On a commencé à monter un premier spectacle-concert. La boule de neige a grossi. On a fêté nos dix ans à l’Olympia, on a rempli le Zénith l’an dernier pour « Zut c’est Noël », on a fait tous les plus grands festivals de France… L’aventure perdure. En ce moment, on est en plein bouclage de la comédie musicale « L’âne Trotro ». C’est nous qui avons fait les musiques du dessin animé.
 

 

Qu’abordez-vous dans vos chansons ?

C’est de la chanson festive mais qui s’appuie vraiment sur le quotidien des enfants. On est un peu comme trois joyeux tontons observateurs. On est tous papas, avec des enfants de tranche d’âges différentes et on fait des ateliers très régulièrement dans les écoles pour garder ce lien avec l’enfance. On met également dans nos chansons nos souvenirs d’enfance. On cherche à s’amuser en essayant d’être ni "gnangnan" ni crétins dans les textes. On débat vraiment chaque mot tous les trois pour que le résultat soit sympa et intelligent.

Comment a évolué le public depuis 14 ans ? 

Il y a quatorze ans, on faisait vraiment des chansons pour faire la fête. On cherchait à amuser les gens et uniquement à ce qu’ils fassent la fête. Aujourd’hui on se permet, sans être moralisateurs, d’avoir une chanson sur le handicap, sur les préjugés, mais toujours avec humour. On aime bien qu’il y ait des messages qui passent sans que ce soit la chanson poing levé, revendicative. On ouvre une discussion dans les familles.

Vous avez été au cœur d’une polémique cette année. Comment l’expliquez-vous ?

On a une chanson sur les jouets sexistes qui a porté un peu polémique cette année. La chanson, que l’on chante avec Clarika, existe depuis 2008 mais là, avec toute l’actualité de la théorie du genre, de la Manif pour tous, ça a fait parler. Depuis six ans, de nombreuses écoles la font chanter aux enfants, mais cette année, une institutrice l’a apprise à ses élèves et elle a eu des pétitions de parents. Il y a eu des articles dans la presse française, belge et même russe !

Que dit cette chanson ?

La chanson est toute innocente. Elle dit qu’on peut jouer avec les jeux qu’on veut, qu’on soit fille ou garçon. Mais l’époque a changé. Elle est moins rigolote. On le sent à tous les niveaux. Ça va mal. C’est un constat amer mais ça ne nous déroute pas de ce que l’on aime faire et qu’on a envie de chanter aux enfants.

 

  

À quelle tranche d’âge s’adresse votre musique ?

C’est très large. On dit qu’on fait de la chanson pour enfants mais je dirais plus que c’est de la chanson pour familles. On accueille tous ceux qui ont envie de venir s’amuser avec nous quel que soit leur âge.

Mathilde BELAUD

Samedi 8 novembre, 16 heures.
6 € enfants, 10 € adultes.

 

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