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Le Mans Startup elements, « pour amener un peu de Silicon Valley au Mans »

0 12.12.2014 10:10
Le Mans. Startup elements a été créé par Vincent Porte, Vincent Jousse, Fabien Saujot et Amaury Leproux.

Le Mans. Startup elements a été créé par Vincent Porte, Vincent Jousse, Fabien Saujot et Amaury Leproux.

Quatre Manceaux se sont réunis pour créer un accélérateur de start-up dans un espace convivial.

Sur la table a priori classique, un filet de ping-pong a été installé. Dans l'un des coins de la salle, une borne de jeux d'arcade attend les gamers. Au sol, une moquette en gazon artificiel. Sur les murs, des couleurs vives agrémentées de quelques phrases en anglais.

À première vue, le lieu, en plein centre-ville manceau, ressemble plus à une colloc' accueillante qu'au bureau très sérieux d'entreprise.

Et pourtant, depuis juillet, c'est ici qu'est installé « Start up elements », l'œuvre de quatre entrepreneurs Fabien Saujot, Vincent Jousse, Amaury Leproux et Vincent Porte.

« Nous sommes quatre entrepreneurs start-upers qui se sont réunis pour créer un espace dédié aux start-up dans un environnement qui prend en compte leur état d'esprit ».

C'est-à-dire « toujours en mouvement, avec un besoin de croissance très important et très peu de moyen. L'idée, c'était de se réunir et pouvoir continuer à se développer tout en réussissant à mettre en commun notre expérience et nos atouts ».

Une première en Sarthe

L'idée de départ, c'était donc « d'amener un peu de Silicon valley au Mans. On s'est installé dans ce vieil appart et on a tout refait. On a voulu garder le côté « maison » de l'appart avec un lieu qui nous ressemble, à notre image, à notre culture ».

Au-delà de l'idée de trouver un lieu commun pour leurs quatre start-up, les jeunes entrepreneurs vont plus loin dans leur projet. « En Sarthe, il y a un incubateur et treize pépinières, qui accompagnent la croissance. Mais aucune structure et du développement de start-up ».

Face à ce constat, « on s'est dit : « si y'a pas, on le fait nous-mêmes ». Nous avons donc décidé de monter un accélérateur de start-up animé par des start-up pour des start-up. C'est de l'apprentissage par l'exemple qui est très courant dans le numérique et qui fonctionne très bien. C'est très difficile de coacher une start-up si on n'en a jamais animé une. Dans nos projets, on est tous à des stades différents et ça aide énormément car le retour d'expérience est instantané ».

Un accompagnement gratuit

Concrètement, l'espace et l'accompagnement « vont permettre à un porteur de projet qui a une idée de base de la transformer en idée complètement dingue en mettant l'accent sur différents piliers : le produit qui va être mis en place, l'expérience utilisateur et les leviers de développement (audience, levée de fonds...). On est vraiment entre l'incubateur d'émergence et la pépinière de la ruche numérique ».

Start-up elements étant une structure 100 % privée, les quatre entrepreneurs pourront choisir les porteurs de projet qui seront accompagnés. « Ce choix se fera sur candidature qui se fait via un formulaire sur le site internet ».

L'accélérateur est déjà en autotest. « Les quatre fondateurs que nous sommes sont déjà les quatre utilisateurs. Mais on va commencer à recevoir des projets et à les sélectionner ».

À noter que l'accompagnement par l'accélérateur sera gratuit. 

startupelements.io
9, rue du Port


Les quatre entrepreneurs associés
(Cliquez sur l'image pour accéder à leur compte Twitter) 


Cliquez sur la photo pour le contacter sur twitterAmaury Leproux, « Speakly », 24 ans : « Speakly est une application mobile qui lit l'actualité. On agrège tout ce qui est site d'actualité comme lemainelibre.fr, le Monde, l'Équipe... On le transforme ensuite en audio et on le met sur l'application pour que les gens puissent écouter passivement l'actualité via son smartphone, dans le bus, le tram, n'importe où... L'application va sortir prochainement, au mois de janvier ».


Vincent Jousse, « Voxolab », 33 ans : « Nous faisons de la reconnaissance de la parole, c'est-à-dire que l'utilisateur parle à l'ordinateur qui écrit ce qu'on lui dicte. C'est une société « spin off » créée à partir du laboratoire de recherche d'informatique de l'Université. On fait aussi tout ce qui a trait au « locuteur » dans un enregistrement, grosso modo « qui parle ? quand ? ». La start-up a été créée en juillet dernier ».

 

Fabien Saujot, « Songspot », 32 ans : « La troisième start-up est « Songspot ». C'est une application mobile d'écoute de musique. Il y a deux ans, il y a eu une première version qui était un juke-box numérique. L'application qui a été lancée au printemps 2013, a été primée en 2014 parmi les 30 start-up les plus innovantes de la musique en ligne. Nous sommes en train de travailler sur une nouvelle version ».

 

Vincent Porte, « Sonetin », 36 ans : « Sonetin est un réseau social privé. On utilise beaucoup Facebook, Twitter mais les associations et entreprises veulent une autre alternative pour avoir un lieu confidentiel pour discuter. Et c'est gratuit quel que soit le nombre de personnes. Ce site web existe depuis un an et demi. Nous sommes en cours de levée de fonds et la semaine dernière, nous avons fêté notre 1000e réseau ouvert ».

Mathilde BELAUD


 

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