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Le Mans Philippe Besson : "Laisser la place à l’inattendu"

0 21.03.2013 13:54
« Louise me ressemble beaucoup. Comme elle, je ne sacrifierai pas l’écriture à une histoire d’amour. L’écriture m’est consubstancielle. »

« Louise me ressemble beaucoup. Comme elle, je ne sacrifierai pas l’écriture à une histoire d’amour. L’écriture m’est consubstancielle. »

Photo DR, "Stéphane Guizard"

Invité vendredi après-midi de la librairie Doucet, Philippe Besson qui publie « De là, on voit la mer » (Julliard), évoque l’Italie, les femmes de caractère, les saveurs de l’imprévu et Gérard Depardieu.

"Le Maine Libre" : « De là, on voit la mer » revient vers l’Italie. Est-ce le lieu qui inspire vos histoires ou l’inverse ?

Philippe Besson : La géographie est déterminante dans chacun de mes livres. Je ne peux pas penser au sujet sans songer au lieu où il va se dérouler. Après « Un garçon d’Italie » écrit à Florence, je voyais Louise, mon héroïne, au bord de la mer. J’imaginais une silhouette à la Sagan.

Comment s’est imposée Livourne ?

Par mon désir de retourner en Toscane mais vers sa façade maritime. J’aimais l’idée de Livourne, ville moins littéraire que Florence mais séduisante par son caractère un peu bancal. L’histoire de Louise m’a conduit vers ce rivage. Elle n’aurait pas pu exister ailleurs.

Dans sa solitude, Louise reste en éveil. Il faut savoir rester vacant ?

J’aime l’idée qu’on se rende disponible pour les accidents… Toute ma vie avance sur ce fil. Il faut laisser la place à l’imprévu, à l’inattendu. Louise est dans cet état d’esprit, prête à emprunter une autre trajectoire. C’est aussi une femme puissante. Je suis fatigué de la littérature victimaire, compassionnelle. Louise est libre, dure et arrogante parfois.

Elle vous ressemble ?

Elle est très proche de moi. Comme elle, je ne sacrifierai rien à la littérature. Une histoire d’amour est séparable de soi alors que l’écriture est consubstancielle.

Hors vos romans, vous écrivez aussi des scénarios. En quoi est-ce différent ?

Je travaille beaucoup avec Josée Dayan et le plus souvent, c’est elle qui me propose le thème. C’est très agréable de se glisser dans l’idée de quelqu’un d’autre et aussi de voir ses personnages incarnés. En avril, France télévision diffuse notre nouvelle histoire « Le clan des Lanzac », avec Fanny Ardant et Muriel Robin.

Vous avez écrit le « Raspoutine » interprété par Gérard Depardieu. Que vous inspire sa trajectoire ?

Gérard reste un acteur génial et un homme hors-norme. S’il souhaite dépenser son argent chez les oligarques russes, c’est son problème. Maintenant, après sa dernière déclaration sur « La France triste », j’ai juste envie de lui dire « C’est bon ! Ne viens pas nous donner de leçon de sociologie ou de politique ». Néanmoins, il appartient à notre patrimoine !

Propos recueillis par
Frédérique BRÉHAUT

Rencontre dédicace vendredi 22 mars à 17 heures

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