Le Mans Marc Lavoine : « Je me dis, c’est peut-être la dernière tournée »

0 07.03.2013 16:10
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En trente ans, Marc Lavoine s’est imposé comme l’une des figures majeures de la chanson française. Une stature qui n’empêche pas les doutes. Entretien vérité à quelques jours de son concert au Mans.

"Le Maine Libre" : Comment se passe votre tournée ?

Marc Lavoine : Ça se passe plutôt bien, les gens sont là. Ça fait plaisir car j’ai mis tellement de temps à fabriquer ce spectacle. Et puis, je ne sais pas si je reviendrai sur scène. Je me dis que c’est peut-être la dernière tournée. Il s’est passé beaucoup de choses dans ma vie ces dernières années… C’est la première fois que je pars en tournée sans avoir de parents… C’est quelque chose de banal, je ne dis pas ça pour qu’on me plaigne mais c’est un fait. Alors je me demande si j’aurai encore le talent pour écrire, est-ce que j’en aurai la capacité… Mais je vis le moment présent et j’ai encore des projets.

Lors des dernières Victoires de la musique, vous êtes encore passé à côté du prix. Quel sentiment cela vous procure ?

Il y a de la déception évidement. Je me demande : est-ce que c’est du mépris, est-ce que ce que je fais n’intéresse pas les gens du métier ; et en même temps, est-ce que le public est attentif aux prix et est-ce que j’ai été pénalisé dans ma carrière par rapport aux prix que je n’ai pas eus ? Après est-ce que ça me fait quelque chose ? Oui, ça me fait quelque chose et en même temps je n’en ai rien à foutre. Maintenant, je ne suis pas assez cynique ou blindé pour ne pas avoir de sentiment quand on me dit que je n’ai pas de prix… Et en même temps, je suis content pour Camille.

Léo Ferré avait comme vous un attachement fort pour les singes… Est-ce que vous descendez aussi de Léo Ferré ?

Léo Ferré pour moi est un maître. Toute mon enfance a baigné dans les chansons de Léo Ferré. Mon père l’écoutait, ma mère aussi… C’est comme Barbara. À chaque fois que j’écoute ces gens-là, je retourne sur les pas de mon enfance.

Et donc le singe…

J’aime beaucoup les scientifiques, les marcheurs, les chercheurs. J’aime bien les traces humaines que l’on trouve en Afrique ou ailleurs. Les Toumaï et Lucie… La transmission des choses à travers les siècles… Le miracle de l’existence.

Comment avez-vous écrit votre dernier album ?

Ça s’est trouvé comme ça. Il m’est souvent arrivé d’avoir le choix mais il y a des choses qui se font au-delà de nous, pour lesquelles on n’a pas le choix. Je chante parce que je suis obligé. C’est quelque chose qui m’arrive depuis l’âge de 14 ans. Quand je ne sais plus comment avancer, j’écris. Et là, ça s’est encore produit.

Avec quelle formation vous présenterez-vous sur scène ?

Il y a deux guitaristes, un clavier, un batteur et… un chanteur. On a beaucoup travaillé la décoration et les projections, les arrangements, le son… Ça forme un tout cohérent et honnête. C’est à la hauteur de ce que j’espérais.

Propos recueillis par
Jean-François BARON

Marc Lavoine à Antarès,
mardi 12 mars à 20 heures.
Tarifs : 42 et 49 €.

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