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Le Mans « Les victimes étaient des jeunes comme nous »

0 14.11.2015 17:21
 Léa et Tess, 16 ans, Jules et Maïwenn, 17 ans, ont déposé une rose ce samedi en hommage aux victimes des attentats de Paris. Photo « Le Maine Libre » Mathilde BELAUD

Léa et Tess, 16 ans, Jules et Maïwenn, 17 ans, ont déposé une rose ce samedi en hommage aux victimes des attentats de Paris. Photo « Le Maine Libre » Mathilde BELAUD

Ils ont « du mal à y croire, du mal à réaliser ». Léa et Tess, 16 ans, Jules et Maïwenn, 17 ans, se tiennent, « un peu sonnés », place de la République, au Mans, où ils viennent de déposer une fleur et une bougie près de celles qu'ont déposées d'autres Manceaux avant eux.

Une rose blanche, en « hommage aux victimes des attaques de Paris ».

 

 

Ce samedi matin, au réveil, la réalité les a « frappés de plein fouet. Tu te couches le vendredi soir en France, tu te réveilles le samedi matin sans savoir où tu es, sans savoir ce qui se passe et va se passer. Nous avons été très choqués en apprenant la nouvelle. Quand on a vu que des gens déposaient des fleurs, on a voulu le faire aussi, pour montrer qu'on est solidaires et qu'on pense à Paris ».
 

« C'est très important que les profs nous en parlent lundi »
 

S'ils disent se sentir « plutôt en sécurité au Mans » et ne pas « avoir trop peur », ils confient que les attaques de vendredi les « touchent plus personnellement que celles de janvier avec Charlie Hebdo. En janvier, la problématique touchait la liberté d'expression, des dessinateurs de presse, des policiers... Les victimes [de vendredi] étaient des gens comme nous, des jeunes qui voulaient juste passer une bonne soirée, voir un concert, un match de foot, aller au resto... Comment peut-on s'attaquer à des innocents comme ça ? »

Lundi, Tess, Léa, Jules et Maïwenn retourneront au lycée. « C'est certain que les profs vont nous en parler. Et on l'espère parce que c'est très important pour nous. On a besoin de ça, de pouvoir comprendre, qu'ils nous expliquent la situation ».

Depuis janvier et les attentats de Charlie Hebdo, « on en a souvent parlé entre nous et en classe. Ce qui fait qu'aujourd'hui, on comprend mieux qu'il y a dix mois. On se sent moins démunis face à l'information ».

Les quatre jeunes Manceaux se sentent également plus soutenus, grâce « aux réseaux sociaux. On a reçu des messages de nos amis étrangers, belges, allemands, russes... qui sont aussi choqués que nous. On voit aussi les réactions des personnalités, de Barack Obama, des chanteurs, des acteurs américains très connus... Tout ça aussi permet d'en parler et c'est une bonne chose. Et ça fait un soutien parce que face à une nouvelle comme celle-là, on se sent un peu seul ».

Mathilde BELAUD

 

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