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Le Mans Découvrez les Chimères, côté coulisses

0 23.08.2012 20:46
  • Photo « Le Maine Libre », Olivier Blin

    Le Mans, mardi 21 août. Ces intermittents du spectacle maîtrisent avec brio la régie et ses techniques, de l’image au son.

  • Photo « Le Maine Libre », Olivier Blin


  • Photo « Le Maine Libre », Olivier Blin


Touristes et Manceaux connaissent le spectacle des Chimères. Mais qui se cache derrière tout cela ?

Le maître, c’est l’ordinateur », s’amuse Pascal Cormier, régisseur général de la Nuit des Chimères. Tout le monde - ou presque - connaît la Nuit des Chimères qui habite la Cité Plantagenêt durant la période estivale. Mais peu de visiteurs ont la chance de découvrir les coulisses, là où tout se passe afin d’assurer le spectacle.

Visite guidée avec les régisseurs, dans l’antre de la Nuit des Chimères.

Deux techniques différentes permettent d’assurer le bon déroulement du spectacle créé par Skertzò. Le vidéo-projecteur (« vp ») qui, comme son nom l’indique, projette le film vidéo issu des fichiers informatiques transférés. Et la projection d’images géantes informatisées (« pigi »), qui utilise des films en argentique, de manière latérale, horizontale et rotative.

« Pour simplifier, la « vp » s’apparente à la technique de l’argentique et la « pigi » au numérique, explique Pascal Cormier. Les ordinateurs envoient des flux vidéos et tout est en fibre optique afin d’éviter les pertes de signal. » Des régies, avec tout le matériel informatique nécessaire à l’intérieur et un système de ventilation et de climatisation pour éviter la surchauffe du matériel, sont installées sur chaque site de projection dans la Cité Plantagenêt.

« L’ennemi, c’est la chaleur »

À chaque édition, une équipe de cinq intermittents est au rendez-vous : Olivier Salmon, qui est régisseur depuis le début de la Nuit des Chimères, Régis Plet, présent depuis 5 ans, Hervé Richard, Cyril Mercier et Richard Fournier. Des régisseurs « qui ont des spécialités et qui disposent également d’une grande polyvalence », confie le régisseur général.

Tout est sonorisé « de manière assez spatialisée afin de tenir compte des riverains, souligne-t-il. On projette peu importe les conditions ». Les candélabres postés devant la muraille gallo-romaine sont dotés d’enceintes afin de rendre la sonorisation éparse. Les lampadaires sont équipés d’une petite casquette afin d’atténuer la lumière. Pour chaque site, il y a toujours quatre régisseurs qui assurent qui veillent à la maintenance. « L’ennemi de l’informatique, c’est la chaleur », souligne Olivier Salmon.

Tous les films ont été montés par l’agence Skertzò, en laboratoire. Les intermittents n’interviennent donc pas sur la partie artistique. Uniquement sur la mise en œuvre technique.

Une image unique, sans raccord

Pour mieux se rendre compte de cet aspect technique des projections, prenons l’exemple du site Saint-Hilaire. La « pigi » projette un fond par superposition sur les deux tours. Et le centre, une partie de la muraille, est animé par les vp qui transmettent une image fixe. Quant à la muraille gallo-romaine, neuf « vp » sont disposés dans les cabines roses de l’autre côté de la route. Grâce à eux, l’image est unique et personne n’aperçoit les raccords.

Dernière révélation : la Dame blanche. Ce côté fantomatique que dégage la reine Bérengère traversant le mur d’eau est rendu possible par le « vp » placé à l’arrière. Dans une cave, se trouve une piscine avec un système de pompe. Elle permet à l’eau d’être envoyée et de redescendre, en continu. Mais oublions la technique. Place à la poésie…


Ambrine BENYAHIA

 

Le programme de la Nuit des Chimères

Du 3 juillet au 2 septembre, (re)découvrez la Nuit des Chimères, dès la nuit tombée, dans la Cité Plantagenêt. Un parcours gratuit entre sept sites vous est proposé.

Chaque soir :

Chevet (gothique) de la cathédrale Saint-Julien : entre anges et démons, et l’escalier du jet d’eau : la naissance des Chimères.

Et du mardi au samedi :

Façade romane de la cathédrale : le concert céleste.

Muraille des Pans-de-Gorron : le Labyrinthe des chimères (nouveauté 2012).

Muraille Saint-Hilaire : les Masques et le Dragon.

Jardin du conservatoire : le Banquet.

Cour du musée de la Reine Bérengère : la Dame blanche.

A parcourir en famille, avec les enfants ou entre amis : une « chasse aux Chimères » dans le Vieux Mans.

 

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