Malgré des prix au rabais, les commercants peinent à attirer les clients en raison d’une météo difficile.
Malgré des prix au rabais, les commercants peinent à attirer les clients en raison d’une météo difficile.
Photo « Le Maine Libre » - Olivier Blin

Le Mans. La météo de juillet fait un peu d’ombre aux soldes d’été

Lancés depuis le 27 juin, les soldes d’été pâtissent d’une météo peu clémente. La pluie et le froid ne font pas l’affaire des commerçants.

"Incontestablement, cela joue beaucoup sur les ventes." Estelle, jeune vendeuse au magasin Jet-set, n’en démord pas : l’absence de soleil est préjudiciable pendant les soldes.


Une météo déconcertante

« Quand les beaux jours sont là, on fait quasiment le double de ventes », poursuit-elle. Une impression qui se confirme chez les autres commerçants réunis autour de la place de la République.

À l’instar de Cathy, la quarantaine et gérante du Magasin Yves Rocher : « l’impact de la météo sur les ventes est bien réel. Il y a peu de monde dans les rues. J’en suis déjà à ma deuxième démarque. »

Même son de cloche chez Bouvet, célèbre habilleur sur mesure masculin du Mans, où Joël le propriétaire peste contre les changements climatiques : « les saisons n’existent plus. Et pourtant, elles devraient se faire en temps et en heure. Les gens sortent moins quand il pleut, j’ai donc réduit de 40 % mes commandes ».

Situé à quelques pas de là, place Saint-Nicolas, Sébastien, responsable de Drouet chaussures, reconnaît vivre « une saison plus compliquée que les précédentes. Mais ça se lance, les chaussures classiques se vendent toujours, à la différence des modèles fantaisistes. »


Chacun sa méthode d’attraction

Il a néanmoins trouvé la solution pour appâter le peu de clients qui arpentent les rues, malgré le mauvais temps : « j’ai misé sur un stand extérieur devant mon magasin ce week-end, qui a permis quand même de booster les ventes. Et pour les modèles fantaisistes, je baisse encore plus les prix ».

Quant à Cathy, elle « ne compte pas sur les soldes mais sur la promotion de ses produits tout au long de l’année. »

Le mauvais temps de ces derniers jours n’arrange pas ce secteur, déjà touché par la crise économique et la baisse du pouvoir d’achat.

Ce n’est pas Estelle qui le contredira, elle dont le magasin casse les prix pour une liquidation totale : « même sur des produits réputés pour leurs coûts élevés subissant 60 % de réduction, les gens viennent nous dire que c’est cher. »

Joël, 50 ans de carrière derrière lui, confirme : « les gens achètent des produits dont ils ont besoin. Les produits superflus, c’est fini ! »