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Le Mans "La Flambée", un bar ferme, un foyer qui s’éteint

3 25.09.2013 15:11
Gislaine, Fabrice et Chantal: la convivialité, c’est rare et gratuit mais nécessaire.

Gislaine, Fabrice et Chantal: la convivialité, c’est rare et gratuit mais nécessaire.

Photo "Le Maine Libre"

 « La Flambée », un bar (sans alcool) ferme ses portes faute de subventions. Il était ouvert à tout le monde, particulièrement aux plus démunis. Mais ces derniers n’entrent pas dans les définitions administratives. 

« La Flambée » a été créée il y a 34 ans dans des locaux de la rue de la Blanchisserie. C’était une initiative caritative d’un groupe de religieuses. La structure s’est trouvée un toit plus « convivial » il y a 20 ans, qui a ouverts ses portes sous l’aspect d’un bar « sans alcool », rue des Ponts-Neufs.

Une association a pris le relais pour la gestion. « Il s’agissait de créer des liens sociaux, de faire se rencontrer des gens la plupart du temps seuls, voire simplement leur offrir un toit pour passer la journée. Il est des moments où un endroit chaud est le bienvenu quand il fait froid dehors et que les sites d’hébergement sont fermés dans la journée. Chaleur qui est aussi celle des rencontres. »

Gislaine se dépense bénévolement depuis 14 ans sans compter, pour l’unique raison de venir en aide aux plus démunis. 

A la rue... un 31 décembre !

« Nous accordions une subvention annuelle de 42 000 € à la structure TARMAC qui gère l’ensemble, explique-t-on au Conseil général. Il est vrai que  cela cesse le 31 décembre 2013. Cela entrait dans le cadre de l’action sanitaire accueil de jour. Mais face à nos finances qui se restreignent, nous devons nous recentrer sur ce qui est de notre domaine, à savoir l’insertion. Les autres volets de l’action sociale sont du domaine de l’ARS donc de l’Etat. Nous faisons un appel à projet, TARMAC est bien placé mais nous attendons ses propositions. » 

 

Commentaires (3)

dura lex, sed lex
Pandore jeu, 26/09/2013 - 08:50

Je peut sembler dur, mais si on résume la situation :

je doit bosser et payer, pour que certains viennent se la couler douce, et surtout me taire !

Cette année les clandestins ( hors la loi ) on monopolisés toute ces structures.
Je refuse de participer au soutient de hors la loi !

Je serai plus enclin à l'article du dessus , concernant l'association " ESTIM " ou là on apprend un métier, on aide les gens à s'en sortir.

Seul bémol pour cette assos, ( ESTIM ) tous ne sont pas volontaires, il y a des salaires à payer . Dommage que des retraités ne puissent pas s'impliquer .

Action d'utilité publique, sans nul conteste
titomguillon jeu, 26/09/2013 - 01:19

Votre remarquer Pandore est assez malvenue pour ne pas en dire d'avantage, ni même se montrer condescendant. Oui, certains aiment bien jouer les bons samaritains sur les deniers publics, mais combien d'hommes et de femmes oseraient donner de leur temps pour ce genres d'actions? En outre, aujourd'hui les centres d’accueils de nuits sont fermés le jour, comme vous le savez certainement, mais la température hivernale est-elle pour le moins supportable une fois le soleil venu? Je ne le crois pas.

On se veut économiser l'argent publique, ce qui nous sommes d'accord, est un impératif, mais lorsque l'on voit l'argent dépensé pour des choses superflues, ou encore pour financer des sociétés privées constamment à perte, sans même penser aux salaires de dizaines de personnes faisant double emploi en Mairie ou encore des députés dans les plus hautes administrations tricolores, on se dit que l'argent sera mieux utilisé pour financer ce genre d'établissements. Non?

Lorsque l'on voit l'argent dépensé pour financer des achats de places au MMArena par la mairie pour remplir le stade à la limite de la légalité, ou encore des subventions astronomiques versées par la municipalité pour combler les finances d'un club de sport professionnel, honnêtement, ce genre de coupes budgétaires est plus que malvenu, étant à la limite de l'insulte économico-intellectuelle. Une subvention de 42 000€ annuelle à une structure sociale d'utilité publique et humaine, contre plusieurs centaines de milliers d'euro à une société privée n'ayant que pour seule vocation que la distraction du peuple.

Distraction populaire face à misère humaine, la municipalité à fait son choix, et je ne parle même pas de la lubie municipale pour une nouvelle ligne de tramway inutile compte tenue des lignes de bus existante, ou pour un nouveau pôle de divertissements aux Jacobins malgré la présence de moultes établissement du genre dans l'agglomération et sa périphérie. " Du pain et du jeu" qu'ils disaient...

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