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Le Mans L’élite de l’acoustique en congrès

2 21.05.2013 18:56
Le congrès sera coprésidé par Mourad Bentahar, enseignant-chercheur à l’université du Maine.

Le congrès sera coprésidé par Mourad Bentahar, enseignant-chercheur à l’université du Maine.

Photo "Le Maine Libre", Hervé Petitbon

Environ 150 scientifiques de différents pays participent toute la semaine à une importante conférence internationale sur l’acoustique des matériaux. C’est une première en France, et c’est au Mans.

13e Congrès international sur la caractérisation non-destructive des matériaux. Pour les non-initiés, l’intitulé de la conférence peut légitimement résonner de manière quelque peu obscure. Mais son organisation au Mans n’en reste pas moins un événement.

Une reconnaissance pour l’université

Car c’est la première fois que cette manifestation, qui réunit le gratin de l’acoustique universitaire mondiale, se tient sur le sol français. Or, qui dit acoustique en France dit forcément Le Mans, à la pointe dans ce domaine grâce au Laboratoire d’acoustique de l’université du Maine (Laum).

« À la base, c’est une conférence américaine, qui a donc été essentiellement organisée aux États-Unis. Elle s’est ensuite tenue au Canada, en Australie, au Japon et en Allemagne », explique Mourad Bentahar, enseignant-chercheur au Laum, à la tête du comité d’organisation manceau. « Obtenir son organisation ici est une reconnaissance des compétences scientifiques mancelles. C’est la preuve, s’il en fallait une, que le Laboratoire d’acoustique de l’université du Maine est reconnu mondialement. »

Jusqu’à vendredi, 150 scientifiques venus d’une quinzaine de pays (États-Unis, Canada, Japon, Brésil, Chine, Indonésie, Mexique, Algérie, Maroc, Angleterre, Italie…) sont donc réunis au Palais des congrès et de la culture autour d’un thème : le contrôle non-destructif des matériaux.

Soit une méthode qui permet de surveiller, grâce à des ultrasons, des rayons X ou des ondes électromagnétiques, l’état d’un matériau ou d’une structure. L’objectif étant de repérer d’éventuelles failles ou fissures qui pourraient poser des problèmes de sécurité. Par exemple sur des pales d’éoliennes ou des ailes d’avion, une des spécialités du Laum.

Analyser sans détruire

« Autrefois, pour tester la résistance d’un matériau ou repérer un problème, on était obligé de détruire le matériau pour regarder à l’intérieur. Cette technique permettait d’en connaître les propriétés mais avait une grosse limite : la destruction », explique Mourad Bentahar.

« Aujourd’hui, on dispose de méthodes qui permettent de sonder sans détruire, et, en plus, d’avoir des informations plus précises. » Pour obscure qu’elle soit, cette technique du contrôle non-destructif n’en a pas moins une application concrète connue de tous : l’échographie, qui fera d’ailleurs l’objet d’une conférence ouverte au grand public, mercredi soir. Le reste des débats est, lui, réservé aux scientifiques.

Des intervenants manceaux

Plusieurs acousticiens et physiciens manceaux interviendront lors de ce congrès coprésidé par Mourad Bentahar. Une semaine qui devrait permettre le développement de nouvelles collaborations internationales et d’asseoir un peu plus la raisonnance mondiale de l’acoustique mancelle.

Julien PROULT

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