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Le Mans Ils n'iront pas au bout de leur tour du monde

1 12.04.2012 09:03
Pour Daniel Poissenot et sa famille, l'aventure se termine.

Pour Daniel Poissenot et sa famille, l'aventure se termine.

Photo D.R

Parti en novembre dernier avec sa femme et ses deux petits-enfants pour une nouvelle vie, le Sarthois Daniel Poissenot abrège le projet de navigation au très long cours. L’« Aymaloso » est à vendre.


« Le Maine Libre » : Vous étiez partis pour un tour du monde. Pourquoi s’arrêter de l’autre côté de l’Atlantique ?
Daniel Poissenot : Mon rêve était de traverser les mers et les océans, de m’arrêter dans les îles. J’adore les îles ! Le grand projet après la traversée de l’Atlantique visait à rallier l’Australie par le canal de Panama, de saluer Brel et Gauguin aux Marquises. Mais c’est long. Très long… Après quatorze jours de traversée de l’Atlantique et un amarrage au Marin (Martinique), nous avons vécu notre rêve.


La navigation vous a-t-elle déçu ?
J’avoue que je ne goûte pas les grandes traversées, surtout les nuits, à guetter la moindre lueur, à supporter les bruits (c’est fou ce qu’il y a comme bruit à bord d’un bateau !), à subir le roulis et le tangage. Et puis, je n’ai pas l’âme du marin solitaire.

 

"Pas un Robinson"


Qu’est-ce qui vous manque le plus ?
Malgré le cadre splendide, ma famille et mes amis me manquent. Le Mans aussi. Et puis, il n’y a aucun circuit dans les îles ! Je ne suis jamais mieux qu’entouré de « mes » commissaires du circuit ! Il est difficile aussi de vivre sans téléphone, sans internet. Maintenant, je sais que je ne suis pas un Robinson.


Votre plaisir le plus intense ces derniers mois ?
Les quatorze jours de traversée de l’Atlantique. Nous avons croisé des cachalots, des dauphins, des bonites. Et très peu de bateaux. Mais voilà ! Arrivé dans les magnifiques îles Grenadines, je n’avais plus envie de navigation au long cours.


Vos deux petits-fils (9 et 12 ans) se sont-ils adaptés à ce mode de vie ?
Parmi les éléments qui nous incitent à arrêter le voyage, il y a le Cned (NDLR : Centre national d’éducation à distance). Cet outil formidable permet aux enfants de rester scolarisés. Mais « faire le Cned » chaque jour est un enfer. C’est rébellion, cris, discussions, négociations… malgré le cadre exceptionnel de la classe. Le collège, déjà difficile en situation normale, tourne au cauchemar lorsqu’il assumé par les grands-parents. Heureusement, le capitaine en second ne transige pas et les enfants ont des notes de contrôle très honorables. Mais que de batailles pour faire ouvrir les cahiers !


Ça reste une belle expérience pour l’équipage ?
Bien sûr. Les enfants quitteront le bord fin mai après sept mois de navigation. Ils ont fait des rencontres, des découvertes, vécu des aventures dont ils se souviendront toute leur vie. Nous sommes heureux aussi de les avoir sensibilisés à l’écologie, à la gestion de l’eau et de l’énergie. Personnellement, je suis heureux d’avoir « piloté » mon bateau à travers la Méditerranée et l’Atlantique.


Quand rentrez-vous au Mans ?
Je reviens pour diriger la 80e édition des 24 Heures. Puis, un saut aux Antilles avant de revenir au Mans en juillet. Ensuite, tout dépend de l’Aymaloso. S’il est vendu, c’est la fin de la navigation et nous reprendrons nos habitudes mancelles. Nous avons une maison à restaurer et moi… des contacts à renouer dans le sport automobile !

 

Propos recueillis par Frédérique BRÉHAUT

Commentaires (1)

Dommage !
phuthanhdanh1 jeu, 12/04/2012 - 12:32

Il fallait savoir ce que l'on voulait avant de s'embarquer dans une telle aventure .
A sa place , j'aurais continué pour boucler le Tour du Globe .

 

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