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Le Mans Grégoire Delacourt est ce vendredi chez Doucet

0 17.07.2015 15:02
« Les longues histoires deviennent rares car on fait moins d’effort. On zappe aux premières difficultés. On ne cherche plus la durée, mais l’intensité ». Photo Delphine Jouandeau

« Les longues histoires deviennent rares car on fait moins d’effort. On zappe aux premières difficultés. On ne cherche plus la durée, mais l’intensité ». Photo Delphine Jouandeau

Ce vendredi soir, l’écrivain Grégoire Delacourt parle d’amour à la librairie Doucet. Depuis la plage du Touquet un 14 juillet, « Les quatre saisons de l’été », son nouveau roman, observe le couple à divers âges de la vie.

Le Maine Libre : Quatre histoires d’amour se croisent sur la plage du Touquet à l’été 1999. De 15 ans à 75 ans, l’amour mène toujours nos vies ?

J’aimais bien l’idée que ces couples se frôlent et s’influencent sans le savoir. Que quelque chose se passe à leur insu. 20 ans séparent chaque histoire. Des adolescents de 15 ans, une femme de 35 ans, un couple de 55 ans et pour finir celui de 75 ans, dansent une valse à quatre temps qui raconte l’amour à différentes époques de l’existence. Quatre saisons de la vie réunies en une journée autour d’histoires d’amour sublimes.

« Réenchanter le couple »

Quel souvenir gardez-vous de votre premier grand amour ?

Il s’est fracassé à la descente du bateau au retour d’un voyage en Angleterre. Le secret d’un grand amour d’été, c’est de durer pendant l’arrière-saison. Comme l’un de mes personnages, on peut aussi être la personne d’un amour unique dont le seul souvenir suffit à rendre heureux pendant des années. Lorsque j’ai commencé à être connu, la femme qui avait été mon premier grand amour m’a contacté pour qu’on se rencontre. J’ai dit non. J’ai préféré rester sur le souvenir plutôt que de me demander « Quelle aurait été ma vie avec elle ? »

Vous observez avec beaucoup de justesse chaque âge, notamment du point de vue féminin...

C’est un retour vers les origines. J’aime les longues histoires d’amour. Pourtant, comme l’une de mes amoureuses, certaines femmes tombent toujours sur celui qui ne leur convient pas. Au-delà, je crois qu’il est toujours possible de réenchanter le couple à la façon de mes époux de la cinquantaine. Je suis dans cette phase, ce qui m’autorise à croire qu’on n’a jamais fini d’aimer ni d’inventer. Il n’y a pas de raison que le désir disparaisse parce que la vie devient un peu plus ennuyeuse ou conventionnelle.

La plage du Touquet joue un rôle important...

C’est l’endroit où j’ai vu la mer pour la première fois. Le souvenir reste joyeux et douloureux en même temps car à notre arrivée la mer n’était pas là. J’étais effondré. À 7 ans, je ne connaissais pas le phénomène des marées. Or au Touquet, à marée basse, la mer disparaît ! C’est un peu la métaphore de l’amour. On croit qu’il n’est pas là, et soudain il surgit et vous tape sur l’épaule quand vous ne l’attendez pas. C’est un mouvement. Rien n’est acquis ni figé.

Que faites-vous cet été ?

Plusieurs signatures en librairies pour le plaisir des rencontres avec les lecteurs. Leurs réactions me nourrissent. Aujourd’hui (mardi), je suis en Avignon pour revoir la pièce adaptée de mon roman « La liste de mes envies ». C’est la troisième saison que la troupe la joue au festival et c’est plein. Je viens par amitié et à chaque fois, je suis ému.

D’autres projets ?

Un acteur très connu va adapter au théâtre « On ne voyait que le bonheur ». C’est très émouvant d’être joué au théâtre. Bien plus qu’au cinéma. Je vais écrire aussi ; en été, c’est ma façon d’être en vacances.

Propos recueillis par
Frédérique BRÉHAUT

« Les quatre saisons de l’été » (JC Lattès). Rencontre ce vendredi à 18 heures chez Doucet autour d’un apéritif.

 

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