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Le Mans Assises : jugé pour avoir violé un enfant, il évoque ses pulsions

1 15.01.2013 11:38
Marc Julienne comparaît pour le viol du petit garçon d’amis. Le verdict est attendu dans la journée.

Marc Julienne comparaît pour le viol du petit garçon d’amis. Le verdict est attendu dans la journée.

Photo d'illustration archives "Le Maine Libre", Denis Lambert

Marc Julienne comparaît pour le viol du petit garçon d’amis. Si les faits sont reconnus, il n’a pas su expliquer l’origine des pulsions qu’il a décrites. Le verdict est attendu ce mardi dans la journée.

Marc Julienne, 51 ans, c’était l’ami de confiance. Le bon gars, sympa, serviable. Joueur aussi, taquin, devenant même parfois fatigant.

« Un grand gamin »

« Quand il revenait de courses, il ne les rangeait pas au bon endroit, pour que je sois obligée de chercher, raconte à la barre sa femme. En fait, il se comportait un peu comme un grand gamin. » Dans le monde des adultes, ce genre de blague finit toujours par lasser. Mais dans celui des enfants, le succès est garanti.

De l’avis de tous, Marc Julienne aimait s’entourer de gosses. « C’était le tonton cadeaux. Les petits le recherchaient tout le temps », assure la mère de l’accusé. « Ils allaient spontanément vers lui », confirme sa femme, avec laquelle il n’a pas pu, à son grand désarroi à lui, avoir d’enfant. 

« Que des mensonges !  »

« Il passait beaucoup de temps avec eux. Pour rire, on l’appelait Mickael Jackson. On lui a demandé s’il n’était pas pédophile. Il vivait dans le monde de Peter Pan », se souvient à la barre Christophe (1), un ami, qui ne croyait pas si bien dire.

En août 2010, le fils de ce dernier, âgé de 4 ans, révèle comme il le peut mais de façon assez explicite pour que l’on s’alarme, que « Marco n’a pas été gentil. »

« On était en camping avec le couple Julienne dans les Charentes. Un soir, je préparais le barbecue alors j’ai demandé à Marc de donner la douche au petit », se souvient, amer, le père de l’enfant. Les premiers abus ont lieu. Ils se répéteront dans la semaine.

Interpellé, Marc Julienne a d’abord tout contesté, avant de passer aux aveux. Ce lundi, il a commencé par nier. Il faut dire que depuis son incarcération, il a toujours clamé son innocence auprès des siens. Lesquels ont d’ailleurs crié au complot, à la machination lorsqu’ils se sont présentés les uns après les autres à la barre pour déposer.

« Que des mensonges ! », s’est emportée une amie. « Cette histoire ne tient pas debout », s’est fâchée la mère de l’accusé. Une vision de l’affaire partagée par bon nombre de personnes à Mont-Saint-Jean, où réside Marc Julienne et où les plaignants et leurs proches ont été mis en minorité, dans un « climat tendu » selon les uns et les autres.

« Il faudra se maîtriser »

Alors, au procès, sous les yeux d’un entourage tout acquis à sa cause, l’accusé a presque logiquement commencé par se renfermer au moment de devoir s’expliquer sur les faits. Mais finalement, les questions du président Roucou ont eu raison de sa réticence.

« Ça s’est passé deux fois et c’est tout, finit-il par admettre. J’ai eu des pulsions, même si le mot n’est pas très beau. » 

Il jette furtivement un regard inquiet vers les siens et concède que le phénomène ne date pas d’hier. D’ailleurs, une autre fillette a pris place sur le banc des parties civiles : elle l’accuse de lui avoir mis à plusieurs reprises des mains aux fesses. On le soupçonne aussi fortement de s’être masturbé devant une autre petite fille, après avoir été surpris nu en sa compagnie dans la piscine. 

« Avant, quand j’avais envie d’enfants, je me forçais à ne pas aller plus loin, j’avais peur de faire une grosse bêtise », dit-il du bout des lèvres. « Il est important de comprendre », lui glisse le président, l’encourageant à poursuivre la réflexion : « Un jour, vous ressortirez de prison. Alors, comment nous assurer que vous n’allez pas recommencer ? »

Marc Julienne hésite un instant : « Il faudra se maîtriser. Mais depuis que je prends des cachets en prison, ça va mieux. »

Le procès a repris ce mardi matin à 9 heures. Le verdict est attendu dans la journée.

Nicolas FERNAND

Commentaires (1)

Surprenant !!
emmanuel mar, 15/01/2013 - 16:47

Comme c'est bizarre, quand il sagit d'un individu avec un nom bien Français on l'affiche s'en hésiter ???
Pourquoi ne sait-on pas les noms de tous les fauteurs de trouble ???
S'en doute parcequ'ils sont plus nombreux à ne pas être d'origine Françaises ???
Celà dit je trouve très bien que l'on sache les noms et prènoms de tous ceux qui commettent des délits et tant pis pour ce Marc Julienne !

 

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