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Le Mans Après le guet-apens meurtrier du Ronceray, des questions sans réponses

3 25.02.2013 06:29
Devant l'immeuble du quartier du Ronceray où Hamid Ben Salam s’est effondré.

Le Mans, rue Manuel-de-Falla, hier matin. Devant le n° 3, où Hamid Ben Salam s’est effondré, un bouquet de fleurs et une vitre traversée par une balle.

Photo "Le Maine LIbre"

L’enquête du SRPJ d'Angers se poursuit pour comprendre les raisons de l’embuscade qui a coûté la vie à un homme de 37 ans, vendredi soir au Mans. On ignore en effet toujours pourquoi et par qui Hamid Ben Salam a été abattu au pied d’un immeuble du quartier du Ronceray. Tout laisse cependant à penser que ce Manceau de 37 ans est tombé dans un véritable guet-apens, ce vendredi soir à 21 h 10 rue Manuel-de-Falla.

S’agit-il d’un règlement de compte lié au trafic de stupéfiants ? Le passé de la victime pousse vers cette direction. Hamid Ben Salam traînait en effet un casier judiciaire d’une quinzaine de mentions, dont plusieurs liées à divers trafics. En 2010, son dernier passage devant le tribunal correctionnel du Mans s’était soldé par une nouvelle condamnation à un an ferme pour avoir menacé un homme avec une arme à feu.

Conscient de son passé turbulent, il avait alors promis de s’amender ; « j’ai un enfant et je me suis posé » déclarait-il à la barre. Ce projet de nouvelle vie, partagé par ses proches, Hamid Ben Salam n’aura pas eu le temps de le voir aboutir. Vendredi soir, à quelques pas de l’immeuble de sa mère, il s’est effondré, mortellement touché. Plusieurs coups de feu ont été entendus, signe que ses agresseurs ne voulaient lui laisser aucune chance.

La rue Manuel-de-Falla, courte artère bordée de petits immeubles de trois étages, offre plutôt des airs paisibles. Maire adjoint chargé de la tranquillité publique, Christophe Counil connaît bien ce quartier des Ronceray-Glonnières dont il est le conseiller général. « De gros investissements ont été réalisés dans ce secteur qui a beaucoup changé. C’est devenu un quartier calme où il fait bon vivre désormais. À l’exception d’un seul souci, celui des trafics ».

« Proportions inquiétantes »

L’élu s’appuie d’ailleurs sur ce diagnostic pour justifier la demande de la ville d’intégrer le classement en zone de sécurité prioritaire. « Il faut attaquer ces pratiques de front. La mort d’un homme, ce qui est très rare au Mans, prouve que le phénomène prend des proportions inquiétantes ».

Celles-ci ne datent cependant pas de ce vendredi soir. Dans la nuit du 22 au 23 février 2012, soit un an jour pour jour, un jeune homme avait été blessé par balle à peu de distance de la rue Manuel-de-Falla, rue Etienne-Falconnet. Auparavant, en novembre 2011, une autre fusillade boulevard des Glonnières avait blessé un commerçant.
Hamid Ben Salam, lui, n’en a pas réchappé. Reste cette question : existe-t-il des liens entre ces différentes affaires ?

Commentaires (3)

Une évidence
emmanuel lun, 25/02/2013 - 16:36

Je plains l'enfant de ce type, s'en est-il vraiment préoccupé ???
Finissant tard le soir, je traverse le quartier des Glonières pour rentrer chez moi et il n'est pas rare que j'y croise des grosses berlines Allemandes immatriculées 75.
Elles roulent au ralenti, comme si leurs occupants (souvent très jeunes) cherchaient un endroit où une rencontre programmée ???
Celà me donne le sentiment qu'ils viennent livrer de la marchandise ???

Histoire Turco Marocaine
Pandore lun, 25/02/2013 - 14:14

La police ne savait soit disant rien, dés les premiers jours !

Pourtant cet individu, dispose de 15 dossiers à la police.

Et déjà de nombreux articles , de ses exploits dans les journaux et blogs, depuis de nombreuses années !

en 2010 :

À peine libéré de prison d'où il est sorti le 5 mai 2005, Hamid Ben Salam croise la route de Taoufik Elouardi et d'Arif Poyraz. C'est au petit frère de ce dernier qu'il doit 12 000 €. « Je suis tombé en prison avant de l'avoir remboursé », confirme le Manceau. Le téléphone portable d'Hamid Ben Salam ne cesse de sonner. On lui réclame l'argent. « Je ne dormais plus chez moi. J'avais peur d'un guet-apens dans une cave », reconnaît-il. Dans le quartier Ronceray-Glonnières où il habite, des amis l'informe à plusieurs reprises : « Arif et un autre homme sont à ta recherche. »

Langue de bois
Pandore lun, 25/02/2013 - 09:21

"C’est devenu un quartier calme où il fait bon vivre désormais. "

"À l’exception d’un seul souci, celui des trafics "

"L’élu s’appuie d’ailleurs sur ce diagnostic pour justifier la demande de la ville d’intégrer le classement en zone de sécurité prioritaire"

Bref on nous cache la vérité.

Une autre face dont on ne parle jamais : il y a les vendeurs, mais les consommateurs ?
Quid de la pédagogie qui a disparue dans les écoles,les médias.
Evidemment quand des " artistes" et bobos viennent faire la promotion de la consommation de leur daube chez Drucker, cela ne va pas évoluer positivement.

Pourquoi pas dépistage chez les fonctionnaires, les conducteurs, chirurgiens etc ...

Evidemment quand les verts du gouvernement réclament la vente libre !

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