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Le Mans 2e RIMa : « Le soutien de la population est extrêmement important »

0 22.01.2013 16:43
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Alors que les marsouins du 2e RIMa sont partis pour le Mali, une attention toute particulière est portée aux familles des militaires. Le point avec le chef de corps du régiment, le colonel Paczka.


Pour quelle raison le 2e RIMa a-t-il été le premier régiment basé en France à s’engager dans l’opération Serval ?
Colonel Paczka : Nous étions en alerte Guépard qui est une alerte tournante au sein des régiments dans l’Armée de terre. Le 2e Rima devait, dans ce cadre, fournir les premiers échelons combattants et logistiques. Il a donc été désigné dans le cadre normal de la planification. Cet échelon Guépard est prévu pour intervenir tout temps et en tout lieu à travers le monde. L’alerte ayant été déclenchée sur le Mail, il est donc parti au Mali.

Le 2e RIMa a participé dernièrement à d’autres opérations en Afrique.
Nous avions des unités qui sont parties l’an dernier au Gabon et à Djibouti. Le régiment a participé de nombreuses fois à des opérations en Afrique et a une bonne expérience de ce terrain.

Ce n’est pas du tout la même mission que celle réalisée en Afghanistan ?
Les militaires sont partis pour une mission de combat avec un adversaire clairement identifié. On répond à une agression d’un pays ami. Le régiment est habitué à intervenir sur toutes sortes de terrain. Il y a eu le Kosovo, les montagnes bosniaques, l’Afghanistan. Ce dernier terrain d’opérations nous a énormément servi en expérience.

Comment vit le régiment alors qu’une partie des militaires sont en mission de combat ?
Le régiment reste en alerte guépard pour certains éléments. La vie du régiment se poursuit sur un rythme normal. Mais l’attention se tourne désormais vers les familles. On a été extrêmement touché par toutes les différentes marques d’attention que l’on a reçue à la fois de la population et plus particulièrement des autorités : MM. Boulard le maire du Mans, J.M. Geveaux le président du conseil général, Mme Karamanli (NDLR. députée de la circonscription où se situe le camp d’Auvours). Nous avons reçu des marques de soutien.

Ces soutiens sont importants pour le régiment ?
C’est extrêmement important ! Le régiment est depuis 50 ans dans la Sarthe. Le fruit de cette collaboration entre le régiment et son département se constate dans ces moments-là. C’est un soutien moral, pour les familles qui vivent en Sarthe. Quand on a besoin d’une aide auprès de la municipalité ou du conseil général, on sait que l’on aura une réponse favorable. Nous avons un bureau qui est chargé de répondre à toutes les questions et aux besoins des familles. Il s’agit de répondre aux besoins de la vie courante qui sont toujours là. Et pour les militaires qui sont sur le terrain, c’est aussi important pour eux de savoir que derrière, au régiment, ça fonctionne.

Cela avait été le cas pour l’Afghanistan
Oui, et le soutien de la population est quelque chose de très important pour eux. Les militaires sont toujours très sensibles à ce soutien. Ils sont aussi des citoyens, il faut le rappeler ! Quand ils s’engagent dans ce genre d’opération, une lettre, une marque de soutien, cela compte beaucoup. Ils adorent, par exemple, les dessins des enfants. En Afghanistan, les dessins d’enfants tapissaient les chambres.

Propos recueillis par Serge DANILO

 

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