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La Ferté-Bernard Les industriels croulent sous les tracasseries administratives

0 01.06.2013 18:15
Une soixantaine d'entrepreneurs et d'élus à la table-ronde avec le Préfet de la Sarthe, à La Ferté.

Une soixantaine d'entrepreneurs et d'élus à la table-ronde avec le Préfet de la Sarthe, à La Ferté.

Parce que l'emploi connaît une tension liée à la crise, et parce que la situation est compliquée à La Ferté, le maire, Jean-Carles Grelier a réuni les acteurs autour d'une table ronde cette semaine.

"Fin du 2e semestre, selon les statistiques, le chômage aura atteint 10,7 % en France. Hors dispositif de formation, on est à 5 millions de demandeurs d’emploi et les jeunes sont très touchés, 25,16 % des 16-25 ans sont sans emploi, quel que soit leur diplôme. Pour l'Unedic (1) il n'y aura pas d'embellie avant 2015."

Le préfet de la Sarthe, Pascal Lelarge, concède : "Le bassin fertois est un territoire d'entreprises, comme Sablé ou Vitré. C'est une situation atypique, exposée aux risques directs. Ce n'est pas un secteur où l'emploi public joue les amortisseurs. Ici c'est le privé qui prime et le récent dérapage du taux de chômage nous préoccupe, cette dégradation va plus vite qu'ailleurs".

"Tout le monde gratte les coûts"

Outre la formation qui ne répond pas aux attentes, "ça fait 25 ans que je parle d'inadéquation entre le système éducatif et le monde du travail", martèle Jacky Taffin (Delta Composants aux Ajeux), les industriels ont pointé du doigt les contraintes administratives.

Ces patrons veulent aussi plus de flexibilité du temps de travail et dénoncent la fiscalité des entreprises.

Marc Duquesne (Johnson Contrôls - Auto) : "Malgré des salaires modérés sur le site fertois, on ne peut faire face aux pays où la main-d'œuvre est à bas coût ; je paye même les pauses. Là, vous avez un rôle à jouer dans la convention de la métallurgie en Sarthe."

Bruno Fléchard s'est promis de ne plus signer de CDI, après une baisse d'activité de 20 %, et malgré un carnet de commandes de sept mois aujourd'hui contre 3,5 mois pour la profession : "Maintenant quand j'ai besoin sur un chantier, je sous-traite à des paveurs parisiens en m'assurant du respect de la réglementation. Ce ne sont ni des Fertois, ni des Français." Dans cette galère, le transporteur pense enfin aux dirigeants de Sotapharm, route de Mamers, "qui ont investi 6 millions d'euros pour produire des éthylotests, rendus obligatoires par une loi disparue six mois plus tard. La complexité du droit français…"

Karine TERTRE
Lire plus longuement dans notre édition Haute Sarthe du samedi 1er juin.

(1) Union nationale interprofessionnelle pour l’emploi dans l’industrie et le commerce.

 

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