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La Ferté-Bernard « Chez nous, on joue aux échecs comme on apprend à marcher »

0 30.11.2014 10:09
Ariadna et Samvel Apresyan, ici avec leurs parents, tombés dans la marmite des échecs quand ils étaient petits. Ils adorent ! Photo « Le Maine Libre »

Ariadna et Samvel Apresyan, ici avec leurs parents, tombés dans la marmite des échecs quand ils étaient petits. Ils adorent ! Photo « Le Maine Libre »

 

C'est une tradition qui vient de leurs origines arméniennes. Cette famille installée à La Ferté-Bernard depuis 2010 compte même dans ses rangs la plus jeune pratiquante de la Sarthe. Elle n'a que 5 ans.

Ce soir-là, il pleut des cordes dehors. C'est clairement plus un temps à jouer aux échecs qu'à faire une partie de foot. « On a choisi le bon sport ! », s'exclame la petite assemblée. Mais à la maison, l'échiquier est rangé sur le meuble. « On est lundi, il y a école et les devoirs à faire », rappellent les parents.

Un exercice de concentration qui les amuse

Pour notre venue, ils autorisent exceptionnellement une partie avant d'ouvrir les cahiers de classe et d'aller dormir. Direction la table basse où Samvel et Ariadna s'empressent de placer les pièces noires et blanches sur le plateau de leur jeu préféré. C'est parti !

Samvel et Ariadna sont frère et sœur avec peu d'écart, ils sont donc très complices. L'aîné a 6 ans et demi et la seconde, 5 ans. Le petit dernier, Aramé, 13 mois, s'amuse déjà avec les pions. Autant dire que chez les Apresyan, on manie tours, fous et cavaliers comme on fait ses premiers pas.

« La réflexion est d'abord hésitante, et puis ça rentre vite ! », remarque Ara. Le papa est très fier de ses enfants, Alice aussi, même si elle n'y comprend rien ou presque : « Souvent ils me disent « on va t'apprendre maman ». J'ai essayé une seule fois... Maintenant je gère l'intendance : un rehausseur auto pour mettre sur une chaise de salle polyvalente, sinon on n'y voit pas le menton à ma petite ! » Elle ajoute : « Ils m'impressionnent tous les deux. C'est comme un exercice de concentration. À leur âge, ce n'est pas simple. Mais on ne les a pas forcés. Et même, ça les divertit tellement qu'ils en redemandent dès qu'on a le dos tourné. »

« J'aime bien gagner des coupes »

Ainsi, dans cette famille arrivée en France en 2008, le père connaît les rudiments des échecs. « Forcément, à la maison, ça se transmettait de père en fils. Mon grand-père était un grand joueur d'échecs dans notre pays, mon père aussi. » Samvel est déjà champion départemental et Ariadna, vice-championne. Tous deux dans la catégorie des petits poussins (jusqu'à 8 ans). Autant dire qu'ils ont un bel avenir devant eux pour ce qui est de la pratique des échecs.

« La première année, j'ai beaucoup perdu. Mais moi je préfère gagner des coupes », confie le garçon qui a rapidement amélioré ses coups : « D'abord on repère et ensuite on se déplace, maintenant je le sais ». Il s'entraîne toutes les semaines et va bientôt recevoir des mains de son entraîneur le merveilleux livre « Comment battre papa aux échecs ». Une promesse qui n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd pour celui qui est aussi karatéka, nageur, etc. Lequel apprend alors à ses copains la règle du roque ou encore le baiser de la mort : « C'est quand la dame fait un bisou au roi et lui dit t'es mort ! »

Karine TERTRE

Plus d'informations dans "Le Maine Libre Dimanche" du 30 novembre

A lire également sur tablettes, ordinateurs et smartphones.

 

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