Recevez gratuitement la lettre d'information générale du Maine Libre.
Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Je m'inscris !

Justice Prison ferme pour avoir voulu semer les gendarmes

1 28.05.2013 17:04
Prison ferme pour avoir voulu semer les gendarmes.

Prison ferme pour avoir voulu semer les gendarmes.

Photo archives "Le Maine Libre"

Deux ans de prison dont 15 mois ferme, c’est la peine que le tribunal correctionnel a prononcée lundi à l’encontre d’un jeune homme de 23 ans, domicilié en région parisienne, après la course-poursuite de samedi soir avec les gendarmes près du Mans.

L’automobiliste, qui n’avait plus aucun point à son permis, avait tenté de semer un véhicule de la gendarmerie sur dix-sept kilomètres, après avoir été contrôlé au péage du Mans-Nord, peu après 20 heures. Apprenant que sa voiture allait être immobilisée, le conducteur a redémarré et s’est engagé sur la route d’Alençon où il a été rapidement pris en chasse.

Selon les gendarmes, il roulait à près de 160 km/h et a dépassé à plusieurs reprises d’autres véhicules de manière très dangereuse jusqu’à Saint-Jean-d’Assé, qu’il a traversé sur la voie de gauche de l’autre côté du terre-plein central.

Prenant ensuite la direction de Ballon, il aurait empêché les gendarmes de le stopper en freinant brutalement à plusieurs reprises, provoquant ainsi une collision par deux fois avec la voiture de l’administration. C’est lors d’un troisième choc avec les gendarmes qu’il a perdu le contrôle et a fini sur le toit.

« Je ne voulais absolument pas retourner en prison, c’est pour ça que je me suis enfui », a expliqué au tribunal le jeune garçon qui était sorti de maison d’arrêt fin 2011. En octobre dernier, il avait été condamné pour des faits identiques par le tribunal correctionnel de Versailles. 

Son avocat a tenté de faire admettre au tribunal qu’il avait complètement paniqué lorsque les gendarmes l’ont contrôlé et qu’il ne savait plus ce qu’il faisait.

Le tribunal a suivi les réquisitions du Procureur, qui demandait deux ans de prison dont neuf mois avec sursis. Les deux gendarmes, estimant qu’ils avaient été « psychologiquement choqués » avaient demandé chacun 1 500 € de dommages et intérêts. Ils ont obtenu 1 000 €.

Commentaires (1)

Les gendarmes qui s'estiment
eliseee mar, 18/06/2013 - 15:40

Les gendarmes qui s'estiment "choqués", je trouve ça étonnant... Quand on voit à quel point le métier de gendarme (ou de policier) génère au quotidien des situations stressantes voire traumatisantes (personnes violentes, armées, meurtres, suicides...), leur requête me surprend, vraiment. Cela dit je ne dis pas qu'il ne doivent pas être dédommagés. C'est un métier difficile... Ce qui est certain, c'est que ce jeune homme est instable psychiquement et qu'une aide psychologique lui ferait le plus grand bien. Le tribunal aurait certainement dû, dans ce cadre, demander une injonction de soins !

 

inscription à la lettre d'information générale
logo Le Maine Libre

Vous avez aimé cet article ?

Recevez gratuitement la newsletter Le Maine Libre.

Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.