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Justice 4 ans de prison pour violences, enlèvement et séquestration

0 01.02.2013 21:06


L’affaire, présentée en correctionnel hier au tribunal, était passible des Assises. Mais, la victime souhaitait un dénouement rapide. 

Mai 2011, le prévenu est déjà incarcéré à Argentan pour des faits antérieurs. Il obtient une permission de sortie pour aller voir sa famille, des gens du voyage installés en Sarthe.
Dans le local poubelles
Les siens l’attendent en gare du Mans et se rendent au campement. Après les retrouvailles il demande des nouvelles (qu’il n’a plus depuis un mois) de celle qu’il considère comme sa femme et de son enfant qu’il considère comme son fils.
Il décide de se rendre à l’appartement de cette dernière. Il se fait accompagner de sa maman comme il l’appelle, du compagnon de cette dernière et de son neveu âgé de 15 ans à l’époque.
Là il découvre qu’elle, et son enfant, vivent avec un autre homme.
Son sang s’échauffe. Il profère des menaces, en vient à des actes de brutalité auxquels se joint son neveu. L’homme qui vit dans l’appartement est déshabillé et enfermé dans un local poubelle…
Et tout le monde, avec bébé et femme (qui ne semble pas avoir été consentante), revient à un campement, mais un autre campement.  Là, la femme se rend compte qu’elle ne reconnaît pas l’endroit, n’ose pas s’échapper. Trois jours plus tard elle arrive à utiliser un téléphone portable et appelle une amie et sa propre mère…qui alertent les gendarmes. Ceux ci arrivent à déterminer l’endroit grâce à la géolocalisation. Il s’agit d’un campement situé à La Chapelle Saint-Fray.  Fin du drame.
Entre-temps le prévenu avait décidé de ne pas rentrer le soir même à la prison d’Argentan. Ce qui constitue une évasion. Mais le plus important est ce qui lui est reproché par ailleurs, menaces et violences, mais surtout enlèvement et séquestration.
Les avocats de la défense insisteront pour « ramener les faits à leur plus juste valeur ». Le Parquet a beau jeu, d’autant que le prévenu reconnaît l’ensemble des faits qui lui sont reprochés.
Le tribunal condamnera le compagnon de « la maman », qui jure « ne pas savoir, ne pas chercher à comprendre », à trois mois de prison avec sursis.
La maman à qui il est reproché de n’avoir rien fait pour ramener son fils à la raison: 12 mois de prison dont 10 mois avec sursis.
Le prévenu, pour son évasion est condamné à un mois de prison et pour l’ensemble des autres faits, à 4 ans de prison, dont 18 mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans. Il est maintenu en détention.

 

Jacques GUICHARD

 

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