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[Interview] Les Ogres de Barback à Bebop : « On a évolué d’année en année »

0 18.11.2011 15:12
Les quatre frères et sœurs tournent ensemble depuis près de 17 ans.

Les quatre frères et sœurs tournent ensemble depuis près de 17 ans.

DR

Après deux passages à Bebop en 2003 et 2007, les Ogres de Barback sont de retour pour la soirée de clôture, ce samedi 19 novembre.

 
« Le Maine Libre » : Qui sont les Ogres?
 
Sam Burguière : C’est avant tout un groupe de chansons, avec de multiples influences. Au niveau des textes, on peut citer Georges Brassens par exemple. Pour l’énergie, on est plutôt dans le rock, parce qu’on a été beaucoup influencé par la Mano Negra. Et puis, enfin, grâce à nos voyages, on est de plus en plus touché par la musique du monde, qu’on essaie d’intégrer à notre musique.
 
Autre particularité : vous jouez en famille
 
Oui nous sommes deux frères et deux sœurs. C’est plutôt un gros avantage pour nous parce qu’on s’entend bien, déjà, à la base. Quand on fait ce métier là, on est tout le temps ensemble, sur scène, sur la route. Il vaut mieux bien s’entendre. On a souvent les mêmes idées, ce qui nous évite beaucoup de débats dans le groupe sur la façon de faire ce métier.
 
Parlez-nous de votre dernier album…
 
Il est sorti au mois de mars et s’appelle « Comment je suis devenu voyageur ». On écrit souvent nos chansons lors de nos tournées, quand nous sommes sur la route. C’était un clin d’œil également aux gens du voyage, tout comme la pochette puisqu’on a enregistré ce disque l’été 2010, à un moment où dans les infos, on parlait beaucoup d’eux. Ça nous a beaucoup choqués car c’est un peuple que l’on respecte, que l’on admire beaucoup. Toujours dans notre idée d’ouverture d’esprit, de dépasser les frontières. 
 
Vous tournez depuis 1994. Quel regard portez-vous sur l’évolution du groupe?
 
On a évolué d’année en année. Le fait qu’on soit toujours indépendant, tout seuls, d’une façon « artisanale » - même si on fait aujourd’hui plus de concerts et qu’on vend plus de disques - nous a aidé à évoluer sans jamais aller trop vite, sans se presser, à notre rythme. Du coup, plus de quinze ans après, on existe encore et on a toujours plein de projets. Il y a eu beaucoup de travail sur ces années là, mais aussi beaucoup de fiertés d’avoir réussi à tenir autant.
 
Vous vous lancez de nouveaux défis, comme la chanson pour enfants
 
Le fait d’avoir plein de projets comme ça fait qu’on ne s’ennuie jamais. Aucune année ne se ressemble. Que ce soit au niveau des tournées et des disques. Au début, le disque pour enfant devait être un tout petit projet. On avait quelques chansons pour enfants comme ça qui traînaient et le fait d’avoir convié quelques amis chanteurs à faire ce disque, il se trouve que tout le monde a répondu présent et c’est devenu un gros projet. Il y a déjà deux disques « Pitt’Ocha » et un troisième en préparation. On a fait des dons assez généreux à Handicap international avec le premier disque, on était content. Ensuite, nous avons fondé notre propre association « Pitt’Ocha pour un monde de son » qui crée des événements culturels dans des endroits où il ne se passe rien, en France et à l’étranger.
 
Vous particpez pour la troisième fois au festival Bebop. Vous aimez cette ambiance?
 
Je me souviens très bien de notre dernier passage au festival Bebop. On aime beaucoup jouer dans ce genre de festivals car ça nous permet de rencontrer d’autres groupes que l’on ne croiserait pas ailleurs. Souvent même dans des styles totalement différents, ce qui est très intéressant pour nous. Pour le public, un festival, c’est l’occasion de découvrir des groupes qu’ils n’auraient pas forcément écouter autrement
 
Quelles surprises réservez-vous dans ce nouveau spectacle?
 
On a fait un nouveau décor. Les trois dernières années, on jouait plutôt dans des petites salles. Et là on revient avec une nouvelle ambiance, qui inclut de la vidéo et quelques suprises acrobatiques. 
 
Justement, quelle ambiance spécifique allez-vous créer?
 
Notre spectacle ne raconte pas forcément d’histoire. C’est plutôt des ambiances qu’on essaie de créer. Cette fois-ci, c’est comme si on était dans un centre de tri postal, et qu’on recevait des lettres qui nous inspiraient pour faire des chansons.
 
Propos recueillis par Mathilde BELAUD
 
Samedi 19 novembre, à partir de 19 heures

Tarifs : de 22 à 28€

Pass vendredi et samedi : 35 €
 
 
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