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Intervention française au Mali Guy-Michel Chauveau : « Il y avait urgence »

3 15.01.2013 06:44
Depuis les années 1990 la ville de La Flèche a établi un processus d’échanges et de partenariat avec Markala.

Depuis les années 1990 la ville de La Flèche a établi un processus d’échanges et de partenariat avec Markala.

Photo DR

Le député Guy-Michel Chauveau connaît particulièrement bien la situation au Mali. Président du groupe pays Mali de Cité Unies France, il décrypte pour nous la situation.

Le Maine-Libre : A l’échelon national vous êtes le président du groupe pays Mali de Cités Unies France. A l’image d’Allonnes et d’Arnage, la ville de la Flèche a un lien particulier avec le Mali à travers une coopération avec Markala. Pouvez-vous nous expliquer ce dont il s’agit ?

Guy-Michel Chauveau : Cité Unies France est une association qui fédère les collectivités territoriales engagées dans la coopération internationale. Pour le Mali, nous avons une relation privilégiée avec l’association des municipalités maliennes. Nous sommes des partenaires et cela fait 7 à 8 ans que nous organisons à Bamako les assises de la coopération décentralisée.

Le Mali est le pays d’Afrique où il y a le plus de coopérations décentralisées. En France nous comptons près de 150 collectivités engagées, dont trois dans la Sarthe : Allonnes, Arnage et La Flèche. De même, il faut savoir qu’Angers coopère avec Bamako et Alençon avec Koutiala.

Pourquoi y avait-il urgence à intervenir au Mali ?

Il y avait deux colonnes qui, descendant du nord, se regroupaient sur Konna. A partir de cette ville, les troupes arrivaient sur ce qui, localement, est appelé le goudron (route au lieu de la piste). Et à partir de ce moment-là ils pouvaient filer au sud, sur Bamako qu’ils auraient pu joindre en une ou deux journées. A noter qu’une autre colonne venant par le désert allait également passer par Markala, là où il y a un pont sur le Niger. Le point de rencontre aurait été Ségou. 

Arrivant à Bamako avec 1 200 ou 1 500 hommes armés, cela aurait été une véritable catastrophe. Il y avait urgence.

N’y a-t-il pas également des intérêts économiques dans cette intervention ?

L’explication quant à l’urgence de la situation, je viens de vous la donner. On peut ajouter qu’au Mali il y a beaucoup de ressortissants français, par contre ce n’est pas du tout une intervention pour des intérêts économiques.

Vous savez, dimanche des élus de la Flèche ont eu au téléphone le maire de Ségou. Il a indiqué que l’intervention de la France a été un immense soulagement.

Dans ce genre de situation n’y a-t-il pas un risque d’enlisement ?

Non il n’y a en a pas car on est dans le désert. Les prochaines étapes, maintenant, c’est qu’il puisse y avoir des élections mais avant cela il faut que les collectivités et les villes fonctionnent normalement. Après l’intervention militaire, ce sont les Maliens et les amis de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui devront assurer la sécurité dans les villes.

Vous savez, le Mali c’est un islam très tolérant, personne ne comprenait ce qui se passait.

Cette frappe contre le terrorisme ne peut-elle pas être source d’un risque pour les Français, sachant que des menaces ont été proférées ?

Le risque existe mais il sera d’autant plus faible que les soutiens viendront de partout. Il était important que le Mali retrouve son intégrité. 

Commentaires (3)

le gisement d'uranium d'AREVA au Mali
mauricette (non vérifié) mar, 15/01/2013 - 13:54

si Areva n"etait pas proprietaire d'un immense gisement d'uranium et si Hollande n'avait pas besoin de remonter dans les sondages,l'armee française se serait contentée de proteger ses ressortissants.
La classe politique du Mali est une des plus corrompues du monde ,son president est comme tous ses homologues de la FRANCE A FRIC franc maçon(!) et maintient son pays dans la misere. Et on nous parle d'humanitaire.
l'urgence ,c'etait de sauver le GISEMENT qui permettra de faire tourner nos centrales nucleaires.

intervention au Mali
PETIT mar, 15/01/2013 - 10:42

Bravo,il y a vraiment de quoi ètre fier de vous !!!
De quoi,se mèle t-on,on vient à peine de quitter la galère afghane ,pour aller mettre nos soldats dans le mème genre de "bourbier"(sinon pire).
Il y avait sans doute ,d'autres urgences à s'occuper sur notre sol...

La France a répondu ...
phuthanhdanh1 mar, 15/01/2013 - 10:14

...à l'appel à l'aide du Mali . Cela m'a fait penser aussi à l'appel à l'aide du Sud Viêt Nam aux Américains quand les sud viêtnamiens se sont aperçus que les Viêt Công se trouvaient à la porte de Saïgon . L'intervention américaine et l'enlisement avaient duré plus de dix années .
La France n'est pas en train de marcher sur les traces de l'Oncle Sam ?

 

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