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Handball Sylvain Nouet : "Ramener le titre olympique, c’est une revanche"

0 15.08.2012 11:58
Sylvain Nouet, aux côtés de deux piliers de l’équipe de France, Nicola Karabatic et Jérôme Fernandez.

Sylvain Nouet, aux côtés de deux piliers de l’équipe de France, Nicola Karabatic et Jérôme Fernandez.

Photo AFP

Sarthois d’origine, Sylvain Nouet, entraîneur assistant de Claude Onesta depuis 11 ans, revient sur la superbe aventure olympique des Bleus à Londres et sur le défilé des Champs-Elysées, lundi. Entretien.

« Le Maine Libre » : On vous dit « bras droit » de Claude Onesta, quel est votre véritable rôle auprès de lui ?

Sylvain Nouet : Cela fait 11 ans que je travaille avec lui. On est arrivé ensemble en équipe de France en 2001. En fait, je suis entraîneur au sens propre du terme. C’est moi qui prépare les entraînements et qui définis les stratégies. Pour ça, je m’appuie beaucoup sur les supports vidéo. J’effectue un gros travail en amont. En match, selon le comportement des joueurs, je suis plus dans le conseil.

Ce titre olympique après un Euro raté est encore plus appréciable ?

C’est certain qu’avec toutes ces critiques qu’on a essuyées, ramener le titre olympique, c’est un peu comme une revanche. Mais il faut bien reconnaître qu’il y a six mois, après le désastre en Serbie, on était vraiment au fond du trou. D’un autre côté, cette déroute nous a permis de nous poser les bonnes questions et de trouver une nouvelle dynamique. Gérer l’échec, ce n’est pas évident mais on y est parvenu et on est revenu plus fort.

Dans ce tournoi olympique, quel a été votre plus grand match ?

Le plus important, mais c’est valable dans toutes les compétitions internationales, c’est le quart de finale. Ce match est charnière, il ne faut surtout pas passer à côté. Et contre l’Espagne, on n’a sans doute pas joué notre meilleur handball, mais on avait le mental et cela a fait la différence. Après, notre match le plus abouti, c’est la demi-finale face à la Croatie. Les Croates ont une véritable science du handball et on a réussi à les faire déjouer. L’échec de l’Euro nous a sans doute beaucoup servis à ce moment-là.

Après tous ces titres, vous avez toujours l’envie ?

Bien sûr ! Même en étant double champions du monde, double champions d’Europe et double champions olympique, on veut toujours y retourner. Vous aimez les éclairs au chocolat ? Vous en manger toujours ? Eh bien pour moi, c’est pareil.

Mener une vie privée, ça ne doit pas toujours être simple ?

J’ai une femme exemplaire. Et elle sait que le handball c’est ma vie, elle respecte beaucoup cela. Et là, je viens de rentrer aujourd’hui (NDRL : hier) chez moi et je peux vous dire que j’apprécie énormément.

En tant que coach adjoint, avez-vous eu également droit à la médaille d’or ?

Non, malheureusement dans le protocole olympique, seuls les joueurs sont médaillés, le staff n’en reçoit pas et comme on n’a pas le droit de faire de réplique, officiellement, je ne vais pas en avoir… j’ai bien dit officiellement. Et je n’ai même pas pu être sur les photos après la finale, la sécurité anglaise n’a pas voulu nous laisser passer. C’est frustrant.

Avec ce titre, votre retour en France a dû être impressionnant ?

C’est vrai qu’à l’arrivée gare du Nord, il y avait déjà foule. Pour ce qui est du défilé sur les Champs-Elysées, malheureusement, je n’y ai pas participé, le staff n’était pas avec les joueurs, mais relégué dans un bus fermé. J’ai préféré me retrouver dans la foule plutôt que d’être mis à part. La fête a été un peu gâchée pour nous, d’ailleurs on a même boycotté la soirée. Mais c’est vrai que voir ces 80 000 personnes sur cette avenue, c’était incroyable.

Vous avez toujours des attaches en Sarthe ?

J’ai quitté la Sarthe en 1976, mais ma famille y habite toujours. D’ailleurs, je compte aller voir mon père ce week-end, mais en visite privée… Je suis très attaché à ce département et au club des Cheminots.

Propos recueillis par Katy PARIS

 

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