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Fukushima: le témoignage d'une japonaise qui vit en Sarthe

1 11.03.2012 10:33
Chisa Ogawa, installée à Mulsanne, est retournée trois fois au Japon depuis la catastrophe.

Chisa Ogawa, installée à Mulsanne, est retournée trois fois au Japon depuis la catastrophe.

Photo Le Maine Libre Olivier Blin

Chisa est interprète et vit à Mulsanne. Cette année, elle est retournée trois fois à Saitama, au nord  de Tokyo, où vit sa famille. Fukushima, dit-elle, a changé la mentalité des Japonais qui tentent de revivre.
Quelques jours après le tremblement de terre qui frappait le Japon le 11 mars 2011, Chisa Ogawa témoignait dans Le Maine Libre de son angoisse quant au sort de sa famille et aux conséquences possibles du séisme et du tsunami.



Défiance envers le gouvernement



« Les risques d’explosions nucléaires sont à craindre » disait alors la traductrice interprète venu étudier, puis vivre en France dans les années 80. Les suites de la catastrophe sur la centrale de Fukushima lui ont depuis donné raison.  « L’esprit de beaucoup de Japonais, qui affichent parfois le sentiment de résignation ou de fatalisme, semble avoir été marqué très fortement, au point de changer leur comportement face à des autorités qui tentent de minimiser les conséquences et l’impact de la radioactivité», explique-t-elle.



Contrôles citoyens



« Sauver la face c’est important au Japon et c’est ce que tentent de faire le gouvernement et Tepco, gestionnaire des centrales, vis-à-vis desquels les populations ont aujourd’hui une réelle et légitime défiance. Il est donc étonnant de constater que des grèves et manifestations se multiplient, que la mentalité a changé, car disciplinés et responsables, les Japonais respectent les autres, ne veulent pas déranger. »
Les Japonais se sont organisés, remplaçant pour beaucoup la langue de bois du gouvernement par des actes concrets : « Des zones de contrôle de la radioactivité ont été installées par les habitants. De véritables centres pour mesurer les taux dans les aliments, voire sur soi-même. Et puis, Internet est pour beaucoup dans la diffusion des sources d’informations que les Japonais recherchent à propos de Fukushima. »
Ayant grandi à Tokyo, née pour à Hiroshima, Chisa sait ce que les catastrophes veulent dire : « la vie continue cependant et il faut être positif. »



Remettre les compteurs à zéro



Mais aujourd’hui, elle s’adresse à la conscience collective : « Je crois en la force des Japonais pour redresser le pays, comme après Hiroshima, Nagasaki ou le séisme de 1923. Je n’appelle pas à l’aide des pays pour que le Japon reprenne vie, mais plutôt à une solidarité intellectuelle autour d’un constat : la dépendance énergétique du nucléaire doit être revue. Au japon comme ailleurs, Fukushima devrait permettre de remettre les compteurs à zéro et d’envisager le développement d’autres sources d’énergie pour plus de sûreté. »


Patrick HOFT

Commentaires (1)

Madame Chisa Ogawa .
phuthanhdanh1 lun, 12/03/2012 - 12:01

Savez-vous qu'à Chahaignes , près de Château du Loir ( Sarthe ), il y a votre compatriote , propriétaire d'un restaurant dénommé " Chez Miton ". Vous pourriez prendre contact avec elle pour unir vos efforts afin de mieux coordonner vos aides à votre région sinistrée .Salutations respectueuses .

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