Froid: les zoos sarthois s'adaptent
Les piqûres du froid hivernal ne semblent pas déranger certains des 700 animaux du zoo de Spay. Mais d’autres espèces, face à la baisse accélérée des températures, réclament un surcroît d’attentionA 10 km du Mans, le « Spaycific’Zoo » s’apprête à sortir de sa trêve hivernale (Novembre à février). Dimanche, le « zoo pas comme les autres », premier site touristique de la Vallée de la Sarthe, ouvrira les 6 ha de son parc animalier au public. L’an passé, 33 500 visiteurs ont apprécié la découverte des 700 animaux de 170 espèces et leurs présentations originales qui font du lieu une balade familiale incontournable, en immersion ludique au cœur d’une faune souvent inédite.
Des rations plus adaptées et des animaux à l’abri
Mais, à la réouverture du site, le froid sera sans doute encore bien présent et le quotidien du personnel du zoo à l’image de cette semaine grelottante. « La différence avec les hivers précédents, c’est la soudaineté de la baisse des températures. Il a donc fallu s’adapter et modifier notre façon de faire, tout autant que les rations alimentaires qui doivent être pour beaucoup plus riches et fournies. Et bien entendu, mettre de nombreux animaux à l’abri. Cela au détriment de travaux de maintenance du parc que nous privilégions pendant l’hiver » explique Emmanuel Lemonnier, propriétaire et gérant du parc aux côtés de sa femme Stéphanie.
Des précautions qui toutefois n’ont pas évité le décès, ce mercredi, d’un des petits d’une oie Céréopse d’Australie : « Il est né vraiment au mauvais moment ! » souligne Emmanuel. Qui se souvient aussi : « Les oiseaux résistent mieux grâce à leurs plumes, isolant naturel, mais nous avons dû euthanasier un perroquet, juché sur un perchoir métallique et dont les pattes avaient gelé ».
Le gel perturbe le travail des soigneurs
Problème majeur, le gel, en effet, perturbe la tournée des soigneurs : « Cette semaine, avec notamment la surveillance des points d’eau, je mets environ quatre heures de plus pour nourrir les animaux. » commente Guillaume. Certains sont mis à l’abri, les singes tamarins, fragiles, qui pourraient être victimes de pneumonie, ou les facétieux et intelligents gibbons : « Ils craignent l’eau qui les entoure, mais pourraient bien tenter de s’échapper s’ils constatent qu’elle est gelée. »
A contrario, les loutres, castors, dingos (un petit vient de naître), kangourous et autres chiens japonais viverrin, semblent se réjouir que dame nature les ait mieux protégés que nombre de leurs congénères, qui, eux, profitent pour l’heure du mieux-être de lampes et de câbles chauffants.
Patrick HOFT






























