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France Denis Baupin accusé de harcèlement par des élues EELV, dont une du Mans

1 09.05.2016 12:23
Le vice-président de l'Assemblée Denis Baupin est accusé de harcèlement et agression sexuelle par des élues EELV, dont une du Mans. Photo AFP, Martin Bureau

Le vice-président de l'Assemblée Denis Baupin est accusé de harcèlement et agression sexuelle par des élues EELV, dont une du Mans. Photo AFP, Martin Bureau

Quatre élues écologistes, dont l'adjointe au maire du Mans Elen Debost et la porte-parole d'EELV Sandrine Rousseau, dénoncent lundi, dans une enquête menée par Mediapart et France Inter, des comportements de "harcèlement" ou d'"agression sexuelle" de Denis Baupin, vice-président de l'Assemblée nationale et mari de la ministre du Logement Emmanuelle Cosse.

Sollicité à plusieurs reprises par l'AFP, Denis Baupin, qui a quitté EELV le mois dernier, n'avait pas réagi lundi en fin de matinée.

Le témoignage de Sandrine Rousseau, recueilli par Mediapart et France Inter, porte sur des faits présumés qui remontent à octobre 2011, lors d'une réunion d'Europe Ecologie-Les Verts à Montreuil. "A un moment donné, j'ai voulu faire une pause", a-t-elle raconté. "Dans le couloir qui longe la salle, Denis Baupin est venu. Il m'a plaquée contre le mur en me tenant par la poitrine, et a cherché à m'embrasser. Je l'ai repoussé violemment."

Sandrine Rousseau dit avoir ressenti "un très grand malaise". "J'ai immédiatement pensé que c'était absolument anormal que je subisse ça. Mais le mot agression sexuelle, je l'ai mis très longtemps après."

Isabelle Attard, députée du Calvados, qui a quitté EELV en décembre 2013, évoque elle "du harcèlement quasi quotidien de SMS provocateurs, salaces".

Deux autres élues, Elen Debost, adjointe au maire du Mans, et Annie Lahmer, conseillère régionale d'Ile-de-France, disent également avoir été victimes de comportements déplacés de la part du député, des faits qui pour Annie Lahmer datent d'il y a plus de 15 ans.

La prescription est de trois ans pour les délits, dont les agressions sexuelles et le harcèlement sexuel. Les délais sont rallongés seulement si la victime est mineure au moment des faits.

Le député François de Rugy (ex-EELV) s'est dit sur France Inter "abasourdi parce que ce sont des accusations extrêmement graves qui sont portées". "Si ces faits sont avérés, ils doivent bien sûr être condamnés et c'est à la justice d’établir la vérité des faits."

Interrogé sur la connaissance qu'il aurait pu avoir de certains messages déplacés, M. De Rugy a déclaré : "En l'occurrence, ça démontrait là qu'il n'y avait pas eu du tout de faits qui relèvent du harcèlement et encore moins de l'agression et simplement des propos un peu équivoques et qui ont immédiatement cessé quand nous l'avons dit à Denis Baupin."

Marié à la ministre du Logement Emmanuelle Cosse, ex-secrétaire nationale d'EELV, Denis Baupin avait annoncé le 18 avril son départ du parti en raison de "désaccords stratégiques", comme l'avaient fait dans les mois précédents François de Rugy, Vincent Placé et Barbara Pompili.

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