Recevez gratuitement la lettre d'information générale du Maine Libre.
Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Je m'inscris !

Football Olivier Létang, un Manceau d’influence au PSG

0 15.06.2015 19:28
À Nyon (Suisse), le 20 mars 2015. Olivier Létang (à droite), ici avec le vice-président du FC Barcelone Jordi Mestre, en représentant du PSG, avant les quarts de finale de Ligue des champions contre le Barça. Photo Salvatore Di Nolfi/EPA/Maxppp

À Nyon (Suisse), le 20 mars 2015. Olivier Létang (à droite), ici avec le vice-président du FC Barcelone Jordi Mestre, en représentant du PSG, avant les quarts de finale de Ligue des champions contre le Barça. Photo Salvatore Di Nolfi/EPA/Maxppp

Né et formé au Mans, Olivier Létang (42 ans), directeur sportif du Paris Saint-Germain depuis 3 ans, a su gagner sa place parmi les pontes du tout-puissant club parisien. Sans perdre le sens de la mesure.

AU PSG, il y a bien sûr le président Nasser Al-Khelaïfi, haut représentant des propriétaires qataris. Juste en dessous, on trouve : Jean-Claude Blanc, directeur général délégué et le Manceau Olivier Létang, directeur sportif. 

Successeur de Leonardo

Un poste à l’origine occupé par Leonardo, lequel avait lui même fait appel au Sarthois en 2012 afin de le seconder.
Le départ du brésilien un an plus tard, a alors propulsé l’ancien directeur général du Stade de Reims (2006 à 2012) au rang de numéro 1 du sportif au Paris Saint-Germain.

Et ce qui ne devait être qu’un intérim est en passe de se transformer en un bail de longue durée. Car le natif du Mans a manifestement su gagner le respect dans les coulisses du Camp des loges. Tant dans les bureaux qu’auprès des acteurs du vestiaire parisien.

Homme de l’ombre

Une influence grandissante au sein du club de la capitale que l’intéressé se refuse d’attester et de commenter. Pas plus qu’il ne cultive son image d’homme de l’ombre du plus ambitieux des clubs français.

« Je ne sais pas si c’est une qualité ou un défaut. En tout cas, je ne recherche pas la lumière, c’est certain. Ce qui m’intéresse, ce sont les hommes, et de faire avancer les projets. » Et forcément au PSG, le challenge est d’ampleur. « Le club porte l’un des plus beaux projets sportifs en Europe. C’est une très belle opportunité qu’on est venu me proposer alors que j’avais 39 ans. Même si ce fut très difficile de quitter Reims après tout ce que j’y avais vécu. » 

Avec tout ce que cela implique en matière de pression et d’enjeux inhérents aux ambitions, aux dépenses placées par l’état qatari dans ce PSG de gala. « Ça reste d’abord une aventure humaine, une équipe de foot qui cherche à gagner les plus grands titres. L’important est de savoir comment on veut gagner, quelle identité on veut développer, d’avoir une vision, une stratégie », nuance l’ex-milieu de terrain formé au MUC 72 (7 matches joués en Ligue 2 avec le club sarthois). 

Quinze ans à Reims

Un monde sépare néanmoins son quotidien aujourd’hui, au cœur du richissime club de la capitale, et l’environnement qu’il a connu durant ses quinze années passées au Stade de Reims où le Sarthois termina sa carrière de joueur, avant de faire ses armes comme responsable administratif et financier (1999 à 2004), puis comme directeur général (jusqu’en 2012).

« Quand je suis arrivé à Reims en 1997, le club était en 5e division et il y avait deux salariés. J’ai quitté le club en Ligue 1 en 2012, avec un budget de plus de 30 millions d’euros et 140 emplois. Le club s’est entre-temps aussi doté d’un stade et d’un centre d’entraînement. Cela a été une formidable aventure humaine et entrepreneuriale », se félicite-t-il.

Et d’ajouter : « Mais évidemment, le niveau d’exigence n’est pas le même au PSG. Au très haut niveau, le moindre petit détail compte et peut faire la différence. On est en permanence concentré sur le fait de s’améliorer, tous les jours. »

Le PSG, ses stars, son image

À travers notamment la gestion des contrats ou du recrutement, son rôle de patron du pole sportif parisien amène Olivier Létang à côtoyer le terrain quotidiennement, et donc les joueurs stars du PSG.

Des joueurs emblématiques qui ne seraient finalement pas les plus enclins à imposer leurs caprices. « Ce ne sont pas les grands joueurs qui sont les plus difficiles à gérer, mais les joueurs moyens qui se prennent pour des grands joueurs… »

Le directeur sportif réfute de la même manière l’image « strass et paillettes » renvoyée par son PSG et qui rebute une partie de la France du foot et au-delà.

« C’est un problème français. On admire les clubs comme le Barça, le Bayern, le Real. On les jalouse… Mais quand un club français se donne les ambitions de devenir un grand club, il est critiqué. Ça n’a pas de sens. Le Paris Saint-Germain est une locomotive fantastique pour le développement du football français et il faudrait d’autres investisseurs pour avoir une concurrence encore plus forte. Les Français devraient être fiers d’avoir un club comme le PSG », déplore-t-il.

Alexis BABIN

 

inscription à la lettre d'information générale
logo Le Maine Libre

Vous avez aimé cet article ?

Recevez gratuitement la newsletter Le Maine Libre.

Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.