Et si déjà les trains arrivaient à l'heure...
Le big bang n'a pas été le big bug redouté. Mais entre Le Mans et La Ferté, les nouveaux horaires s'ajoutent aux fréquents retards.
La Sarthe qui se lève tôt affichait un visage plutôt résigné hier matin. A 6 h 30, un lundi de décembre, on a sans doute la tête encore ailleurs. C’est un début de semaine classique quand on travaille et quand on est encore au collège ou au lycée, on répond : « Plus que cinq jours à tenir et après c’est les vacances. » Mais, la tempête médiatique qui soufflait fort depuis deux jours n’a pas engendré un vent de révolte aussi violent et espéré par les anti-changement d’horaires.
« C’est lamentable »
Foule en gare du Mans, médiatisée à outrance sur toutes les ondes, sur toutes les chaînes. L’association des voyageurs et usagers des chemins de fer (Avuc) a tout prévu. Un millier de badges confectionnés et son porte-parole est omniprésent. A Connerré, sur la ligne qui reste la plus touchée en Sarthe par ces changements d’horaires, deux parents d’élèves ont décidé de prêter main-forte à l’association pour distribuer badges et titres de transports factices. « C’est quand même lamentable que ce soit au lycée de devoir changer ses horaires », regrette Isabelle Lavier qui invite tous les jeunes qu’elle rencontre au pied de la passerelle à être en règle avec leur titre de transport. La grève n’est que symbolique.
Kevin, lui, vient de Thorigné-sur-Dué. « Je me suis levé à 5 h 40 au lieu de 6 h 30 les autres jours. » Pas facile. Michel Pottier, le président de l’Avuc est aussi au rendez-vous sur le quai de la gare de Connerré-Beillé. « Il ne faut pas lâcher maintenant même si on a l’impression que l’on ne peut rien faire face à cette énorme machine. »
On se respecte sur le quai
A quelques mètres de là , ils sont quatre agents de la SNCF à vérifier que tout se passe bien sur cette ligne difficile, que l’on dit saturée entre les passages des TER et des TGV. Ici, aucune solution n’a été trouvée pour les petits trajets quotidiens malgré des multiples réunions.
« C’est techniquement impossible », assure-t-on depuis des semaines à la SNCF. Malgré tout, ni énervement, ni tension en gare de Connerré, encore moins de face-à -face. Usagers comme agents de la SNCF se respectent et c’est déjà ça. Ce qui fâche, c’est le train-train quotidien, ces « retards à répétition ». « Moi, j’attends toujours dans la voiture que le train soit bien arrivé pour repartir », lance cette mère de famille. « Ça arrive quand même très souvent les retards de plus d’un quart d’heure, c’est monnaie courante. »
Un TER siglé Région Centre entre en gare à destination du Mans. Il est 7 h 26. « Il a des roues carrées celui-là », s’aventure un agent. Les problèmes de maintenance figurent parmi les causes les plus souvent avancées par la SNCF pour expliquer les retards aux usagers des TER.
Serge DANILO



























Vos réactions
2 réactionsLes retards des trains ...
Maintenant que les choses sont bien décantées , tout va rentrer dans l'ordre , pratiquement . Quant aux retards des trains , ils sont dûs , pour la plupart , des incidents indépendants de la S N C F . Exemple : suicide sur la voie ferrée., câbles arrachés , etc...Monsieur BIBI , préférez votre véhicule si vous souhaitez ; mais je prendrai encore le train pour mes déplacements lointains .
"SNCF..."
"...a nous de vous faire préferer la voiture"