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Hippisme Jean-Michel Bazire : « Ne surtout pas m’apitoyer sur mon sort »

0 08.08.2012 17:24
Jean-Michel Bazire travaille très dur pour récupérer toute sa dextérité de driver.

Jean-Michel Bazire travaille très dur pour récupérer toute sa dextérité de driver.

Photo « Le Maine Libre » - Denis Lambert

Victime le 15 juillet d’un accident vasculaire cérébral à Enghien, Jean-Michel Bazire est en pleine rééducation, soutenu par son entourage et les nombreux messages de sympathie de ses supporters.

Après le terrible coup dur de son accident vasculaire cérébral (AVC) du 15 juillet dernier à Enghien, mais aussi un diagnostic et une prise en charge ultrarapides à l’hôpital de Cergy-Pontoise, Jean-Michel Bazire (41 ans) avait momentanément perdu la parole et surtout l’usage de son bras gauche.

Les week-ends à la Bodinière

Désormais, l’heure est à la récupération pour le célèbre crack driver sarthois, dans une unité spécialisée de la région francilienne.

« Je suis suivi par des spécialistes très compétents avec des séances de kiné, d’orthophonie et d’ergothérapie. Plus quelques activités sportives. Je marche sans aucun problème. Je commence à ressentir des sensations sur le triceps et le quadriceps de mon bras gauche. Pour mon poignet et ma main, il faudra plus de patience. » Et de volonté, mais le « Zidane du trot » (près de 5 000 victoires) n’en a jamais manqué.

Ce dernier dimanche, le driver entraîneur a bénéficié de son premier bon de sortie, avec le bonheur de retrouver la campagne et tout son environnement solesmien de la Bodinière. Il en sera de même chaque fin de semaine.

Marques de sympathie réconfortantes

L’occasion de vérifier que ses soucis d’élocution s’étaient estompés. Il ne cherche plus ses mots. Et la mémoire est intacte. Mis à part pour quelques dates. « Mais je me rappelle toutes les spécificités de mes chevaux. J’ai apprécié de les voir, de faire le tour de cour, mais je ne peux pas m’en occuper. Je reste aussi éloigné des actualités turfistes. »

Il se repose sur l’efficacité d’un solide entourage avec Ludovic Mollard, qui gère tout, notamment les engagements.

Des examens complémentaires devraient le conforter dans son rétablissement. « L’hématome (à la tête) se résorbe petit à petit dans les délais normaux de trois à quatre semaines. »

Et il se réjouit de toutes les marques réconfortantes de sympathie ou d’encouragement. Elles ont déferlé depuis ce maudit 15 juillet.

« Ça me force à ne surtout pas m’apitoyer sur mon sort… Ça me motive pour revenir au plus vite. Et je relativise car, au centre de rééducation, je côtoie des gens plus malheureux. Ces témoignages me boostent, me procurent énormément de plaisir et me font chaud au cœur. C’est excellent pour le moral, comme de rentrer régulièrement chez soi à Solesmes. »

Reste que le seul objectif est de se concentrer à fond sur la rééducation (priorité au poignet et à la main). Avec cette âme de battant qu’il a toujours chevillée au corps.

Christian LOUIS

 

 

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