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Education Une rentrée sous surveillance

0 03.09.2012 17:54
Catherine Le Gall (FSU), Ivan Gache (Snes) et Dominique Chaperon (SNUipp) vérifient le bulletin syndical de rentrée.

Catherine Le Gall (FSU), Ivan Gache (Snes) et Dominique Chaperon (SNUipp) vérifient le bulletin syndical de rentrée.

Photo "Le Maine Libre"

La rentrée scolaire inquiète le SNUipp-FSU et le Snes, syndicats enseignants sarthois, même si les dernières déclarations du ministre de l’Education nationale sont perçues comme des signaux positifs.

Fermetures de classes, suppressions de postes, classes surchargées, remplacements… « nous connaissons les mêmes inquiétudes que l’année précédente », souligne d’emblée Ivan Gache, co-secrétaire départemental du Snes.

Fermetures de classes

À la rentrée, un comptage sera effectué par l’inspection académique dans les classes à la limite du seuil de fermeture ou d’ouverture. « Une trentaine de classes va être concernée par ces comptages », selon Dominique Chaperon, secrétaire départemental SNUipp.

Si le nombre de d’élèves n’est pas suffisant, les classes seront fermées. « Nous nous opposons à ces fermetures de classes après la rentrée. C’est très déstabilisant pour les élèves et les enseignants. Et nous contestons ce comptage dès les jours de la rentrée. En effet, les enfants absents à la rentrée pour cause de maladie, dont les parents ne présentent pas de certificat médical, ne sont pas comptabilisés. Il en est de même pour les enfants qui ne sont pas revenus de vacances », explique Catherine Le Gall, secrétaire départementale FSU. « Certains collègues font leur rentrée avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête », insiste Dominique Chaperon.

Suppressions de postes

Cette rentrée s’effectue avec 36 postes en moins dans les écoles maternelles et élémentaires en Sarthe, huit suppressions de postes en collège et une quarantaine au niveau académique dans les lycées généraux. « Des chiffres qui s’ajoutent bien sûr aux suppressions des années précédentes », souligne Ivan Gache.

Remplacements

Conséquence directe des suppressions de postes, la question des remplacements est un sujet sensible. Si les remplacements sont à peu près assurés dans les écoles, « c’est un vrai problème dans les collèges et les lycées. Il n’y a plus de vivier de remplaçants. Nous travaillons en flux tendu. Il peut s’écouler trois semaines avant qu’un enseignant soit remplacé », regrette Ivan Gache.

Effectifs

Autre conséquence des suppressions de poste, des classes de plus en plus chargées. « Les effectifs sont parfois très lourds », note  Ivan Gache. Avant, il y avait des quotas à ne pas dépasser par classe mais ce n’est pas plus le cas. Ainsi en collège, les élèves peuvent être plus de 30 dans une classe. »

Isabelle JULIEN

 

 

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