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Edito Violences

4 01.11.2014 12:27

La mort d’un jeune écologiste dans le Tarn a d’abord rencontré une certaine indifférence médiatique puis un silence politique dont on cerne mal les motifs.

Si prompts à s’exprimer, nos gouvernants ont, cette fois, surpris par une discrétion qui a pu choquer. Cette mort n’a pourtant rien de banal. Elle s’apparente à ces drames qui marquent les esprits et finissent par rejoindre les événements symboliques de notre Histoire, petite et grande.

Elle méritait donc une compassion plus spontanée. Comme une condamnation beaucoup plus ferme des exactions commises.
La crise de civilisation et le climat malsain qu’elle entretient génère intolérances et violences. Elle malmène le vivre ensemble au point de le rendre impossible. Violence des actes, des comportements, des esprits, des mots.

Nos gouvernants en sont donc réduits à colmater ce qu’il reste d’ordre républicain, et d’Etat de droit. Mais, face à une conjoncture dégradée pour longtemps, leur responsabilité devient désormais sociétale : ramener un minimum de sérénité, trouver ce plus petit dénominateur commun qui puisse réunir les français.

Si impopulaire qu’il soit, François Hollande doit retrouver le langage du cœur.
On mesure l’immensité de cette tâche où les aléas quotidiens s’en viennent percuter toute démarche patiente et construite. Où chaque contrariété de l’instant peut se transformer en piège politique. Le président de la République comme son Premier ministre écopent mais ils provoquent des électrochocs dont nul ne perçoit le sens.

Le Premier ministre confond autorité et dureté. Il ne fait pas du Valls mais du Sarkozy. Solidaire en façade, on sait le tandem forcément mobilisé par son propre avenir et donc pas toujours en phase sur la stratégie du moment. Des signes de divergence fragilisent leur gouvernance polluée par les fractures de la majorité et l’hostilité de l’opinion.

Cette atmosphère au sommet de l’Etat éclaire les errements sur le dossier Sivens. Comme elle confirme un délitement qui nous entraîne presque inéluctablement vers une instabilité institutionnelle.

Jean-Paul Brunel

Commentaires (4)

ET PUIS QUOI ENCORE ?
CITOYEN72400 dim, 02/11/2014 - 03:11

"Les gendarmes étaient absolument attaqués, incontestablement (...) face à un groupe extrêmement important et violent" et Rémi Fraisse "faisait partie de ce groupe", a affirmé le procureur sur RTL.
Que diable foutait il en pleine nuit, au milieu d'une bande de dégénèrés vivant des allocations et qui pourtant crachent à la figure de la société qui les nourris,
Comment 200 personnes peuvent rester depuis six mois sur le site avec des camionnettes en étant ravitaillé par les verts sans être déloger ?
C'est plus facile de virer à Nice une dame de 90 ans de son logement avec deux cars de police et vingt policiers .
C'est triste de vouloir maintenir l'ordre dans le monde entier à coups de Mirage et de Rafale et de crever de peur face à 150 casseurs .
Il y a aussi des témoignages des gens des alentours. Les bandes de voyous anarcho-débiles harcelaient la population pour le ravitaillement.
Les socialistes à l'épreuve du pouvoir se rendent compte de leur incapacité à mettre leurs idées en oeuvre.(mais en ont ils?)
Mais comment changer d'avis sans reconnaître que le Fn a raison?.
Manuel Valls dit souvent que son modèle politique est Georges Clémenceau , alors qu'il fasse sienne cette citation du Tigre :
"Le gouvernement a pour mission de faire que les bons citoyens soient tranquilles, que les mauvais ne le soient pas."
Discours au Sénat, 22 juillet 1917. Geoges Clémenceau

Violence pour qui ?
Pandore sam, 01/11/2014 - 20:35

Le titre de l'édito " VIOLENCE " s'adresse à qui ?

Au flics qui chaque semaine, dans les cités, se prennent des pavés ?

Au pompiers qui se font tabassés dans la rue, lors d'une intervention ?

Aux personnel hospitalier qui se fait insulter ?

Aux enseignants qui ne veulent plus bosser dans le 93 ?

La liste est malheureusement encore longue :
A titre d'exemple, la semaine dernière, le TGV arrété en gare de Vitré, pour que les forces de l'ordre interpellent 7 racailles.
Celles ci violentaient et volaient les passagers, ils sont libres !

VALLS, TAUBIRA, HOLLANDE sont en train de détruire notre pays par leur idéologie et leur inaction .

On se reveille ?
logjeuhan (non vérifié) sam, 01/11/2014 - 17:29

Faut pas confondre ce qu'on appelle les "medias" terme utilisé pour definir la presse traditionnelle,ecrite et televisuelle aux ordres du pouvoir et qui avait ordre de ne pas "mediatiser" ce drame qui rappelle celui de Malik Oussekine ,et ...l'information.
Le drame de ce gosse a été largement diffusé et commenté sur tous les sites avec de nombreux temoignages .
Eux font de l'information,la presse subventionnee a deja tellement à faire avec les radars,les exces de vitesse,les perroquets qui fuguent .............
Mauricette

Du discrédit du système et de la violence qu'il produit ainsi
lilithpower sam, 01/11/2014 - 13:55

Dans votre édito, vous auriez pu aussi souligner le discrédit d'un système, des pouvoirs et autorités publics dans l'affaire Sivens et tant d'autres. Comment en appeler à l’État de droit quand le droit n'est pas respecter, ni le minimum d'écoute que suppose un socle commun démocratique ?

N'est-ce pas un État extrêmement violent qui conduit au fait que nos droits, le droit, comme celui de l'environnement, n'est pas respecté ? Voir la décision du juge qui rejette les recours associatifs estimant leurs arguments infondés, pour que quelques mois plus tard, et des centaines d'arbres abattus et des espèces rares détruites après, donc pour que quelques mois plus tard les arguments développés par les opposants à un projet se voient confirmés dans un rapport qui le remet largement en cause ?
A cet égard, l'émission Terre à Terre de ce matin, sur France Culture, est éloquente. Elle raconte bien les dérives du projet de Sivens. Malheureusement, des dérives qui ne concernent pas que ce projet. Les cas sont nombreux.

Comment les personnes, qui en prennent conscience et qui refusent de se soumettre à la violence du système, peuvent-elles agir ? Quelle est leur option ? Les politiques sont autistes, le juge aussi... Quel recours ? Accepter l'existant, sombrer dans l'impuissance, le désespoir... et en finir par opter pour le Front national ? Ou bien opter pour la reconquête d'une forme de souveraineté ?
C'est le choix d'une majorité des personnes qui se mobilisent à Sivens - je ne parle pas des casseurs semi-professionnels.

Restaurer la confiance passera par des actes forts, pas par une parole politique décrédibilisée. Il faudra redonner du pouvoir aux territoires, les mettre en capacité de choisir collectivement, vraiment. Et non laisser le pouvoir entre les mains de quelques soit-disant sachants, qui imposent dans une violence sournoise qui ne dit pas son nom, leurs choix à une majorité qui en pâtira in fine.

 

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