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Édito Un jour viendra peut-être...

0 18.07.2015 11:15

Voici quelques semaines, un lecteur tout-terrain
nous faisait remarquer, le ton plein de malice,
que nous avions écrit, pour son plus grand délice,
nos gros titres de « Une » en vrais alexandrins.

D’abord, il releva celui-ci, dramatique :
« Sur le toit du tramway, il échappe à la mort ».
Puis, dès le lendemain, attestant nos efforts :
« Cette plante qui tue les frelons asiatiques ».

Bon sang, mais c’est bien sûr ! Y avions-nous pensé ?
Il suffit de tourner quelques beaux hémistiches
pour raconter en vers (mais sans jouer les fortiches !)
ces faits divers poignants, ces actes insensés,
s’inspirant, pourquoi pas, de nos vieux tragédiens ;
ces menus incidents, ces grands événements,
ces informations qui font le quotidien
des lecteurs du « Maine Libre » dans le département.

Dans ce monde futile et souvent si violent,
un peu de poésie n’a jamais fait de mal.
Et c’est quand vient l’été et son rythme plus lent
que l’on peut à loisir oublier l’animal.

Assis dans nos chaises longues ou devant nos claviers,
au bord de la piscine ou comme en plein janvier,
rien de tel que des mots pour enfin s’évader,
alors qu’il suffirait… d’aller se balader !

Mais trêve de balivernes, et ne divaguons plus.
On n’est pas là pour rire, sinon ça se saurait
(d’ailleurs c’est bien dommage, car ça nous aurait plu).
En Sarthe comme ailleurs, au Mans comme à Auray,
bientôt vient la rentrée, parmi vos pairs sévères.
Quoi que vous en disiez, sans attendre l’hiver
vous aurez vite fait d’oublier tous ces vers,
à moins, hélas, que le poète persévère…

Ô fidèle lecteur, mon semblable, mon frère,
que tu sois silencieux ou fièrement rebelle,
tu nous gardes à l’œil, auteurs bien téméraires
de ces journaux papier voués à la poubelle !

Un jour viendra peut-être où tu regretteras,
sur les tristes écrans que tu contempleras,
cette époque bénie où tu pouvais encore,
de l’encre sous les doigts, te sentir en accord.

Jérôme GLAIZE

 

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