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Édito Le bon filon : oiseau de malheur

1 25.10.2014 11:15

Si vous cherchez un secteur porteur, n’hésitez plus une seconde : devenez oiseau de malheur! C’est très tendance, en ce moment, et parfois très lucratif. Rien de tel, par exemple, que de pondre un bouquin annonçant la fin de la France (ou du monde, c’est encore mieux). Succès assuré en librairie, surtout si vous n’avez rien à déballer sur votre vie privée avec un président de la République. Partez du principe universel et permanent que c’était mieux avant, que tout fout le camp et que ça va mal finir. Touillez le tout en pataugeant bien et servez chaud.

Si cette recette de base ne suffit pas, ajoutez-y le bon gros ingrédient qui marche à tous les coups : la peur panique de l’Islam. Il vous suffira d’une actualité un peu porteuse sur ce thème, comme celle qui s’est produite cette semaine au Canada et à New York, et vous serez à peu près certain de rencontrer le plus large public. Tant pis si les auteurs de ces attentats sont avant tout des individus à la dérive qui ont cru donner un sens à leur vie en semant la mort et en confondant le sacré avec la haine de l’autre. L’essentiel, c’est que cela fasse peur et conforte les préjugés.

Peu importe aussi que la France qui se lève tôt nous apporte en quelques semaines deux prix Nobel et une médaille Fields. Peu importe que d’innombrables jeunes d’aujourd’hui, si différents des jeunes d’avant (comme à chaque génération !), excellent dans d’innombrables domaines et se battent pour leur avenir. Peu importe que d’innombrables entreprises investissent, inventent des produits ou conquièrent de nouveaux marchés : l’essentiel est de répéter en boucle que tout va mal et que tout ira encore moins bien demain.

Au rayon des valeurs sûres, le pessimisme et le catastrophisme ont toujours fait leurs preuves. Car c’est une chose certaine et scientifiquement établie depuis les premiers jours de l’humanité : la vie se termine mal, en général. Et alors ? Que retiendra l’Histoire, à votre avis ? Les éternels radoteurs ou les inventeurs de nos lendemains ?

Jérôme GLAIZE

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