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Édito La femme est l’avenir du foot

1 07.09.2013 11:30

Le calendrier est vraiment cruel. Au moment même où les dirigeants du Mans FC, retranchés derrière la mâle assurance de ceux qui ne doutent de rien, se prennent une nouvelle déculottée magistrale de la part des instances nationales du football, voilà que le MMArena s’apprête à vibrer pour un tout autre spectacle. Celui de jeunes footballeuses qui n’ont pas froid aux yeux, se moquent pas mal des sourires en coin et sont bien décidées, aujourd’hui au Mans, à séduire le public de « Sport en Fête ».

Dans le petit monde machiste à souhait du football, ça ne plaira peut-être pas à tout le monde mais il ne suffit pas de rouler des mécaniques et de se la jouer « maître du monde » pour être cru sur parole. Sur la pelouse comme dans les vestiaires, les cadors sont un peu à bout de souffle. Surtout qu’ils ont passé plus de temps à courir les prétoires qu'après le ballon. Bref, quand on parle du Mans FC, en ce moment, mieux vaut se tourner vers l’équipe féminine que vers les saigneurs du club…

Loin de nous l’idée de raviver la guerre des sexes, même si l’armistice n’est pas prêt d’être signé. Il faut pourtant bien se rendre à l’évidence : les hommes s’arrangent toujours entre eux pour conquérir et conserver le pouvoir. Et même lorsqu’ils sont vaincus, ils font semblant de n’avoir rien remarqué. Sauf qu’aujourd’hui le roi est nu et que plus personne ne le prend au sérieux. Ceux qui ne l’ont pas encore compris vont devoir se mettre à la page.

Le Mans FC est à genoux, son naufrage est consommé. Et c’est pour s’être vus trop beaux que les responsables de ce désastre en sont arrivés là. Il va maintenant falloir tirer un trait et tout reconstruire. Patiemment, sans prétention ni fioritures. Avec tact et délicatesse. L’époque des déclarations martiales et des coups de menton promettant l’impossible est bel et bien révolue. Place aux modestes, aux sans-grade qui vont devoir se retrousser les manches. Les matamores n’ont décidément plus leur place dans ce stade.

Jérôme GLAIZE

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