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Édito La CGT prise au piège

2 06.12.2014 11:15

Engluée dans les « affaires » à répétition qui mettent gravement en cause son numéro 1, Thierry Lepaon, le premier syndicat de France ne sait plus comment se sortir de ce mauvais pas. D’autant que l’organisation, dont on a de plus en plus de mal à discerner la stratégie, doit faire face depuis plusieurs années à de graves dissensions internes et attend fébrilement les résultats des élections qui avaient lieu ce jeudi dans les trois fonctions publiques (d’État, territoriale et hospitalière), où certains de ses bastions risquent d’être fragilisés.

Dans ce contexte difficile, aussi bien en interne que sur le terrain syndical, la CGT apparaît sans boussole. À tel point que ses principaux responsables, réunis hier pour tenter de définir une attitude commune dans la tempête, ont décidé… de ne rien décider. Ultimes manœuvres de couloirs pour essayer de gagner du temps, alors même que la base des militants vit de plus en plus mal ces logiques d’appareil qui rappellent à quel point une organisation syndicale, avant d’être un contre-pouvoir, peut aussi se transformer en lieu de pouvoir.

Cette confusion des genres est d’autant plus délétère qu’elle intervient dans un contexte où la France a plus que jamais besoin de dialogue social. Gravement fragilisés, les fameux « corps intermédiaires » (partis politiques, syndicats, presse, etc.) sont de plus en plus contestés alors que leur rôle est précisément de favoriser la culture du compromis. Ce n’est pas un hasard si la France, parmi les pays considérés comme développés, présente l’un des plus bas taux de syndicalisation chez les salariés (à peine 8 %).

C’est dire si la question du maintien de Thierry Lepaon, pour secondaire qu’elle puisse paraître, est en réalité lourde de conséquences. Cet homme de pouvoir, qui s’est notamment fait beaucoup d’ennemis lors de la liquidation de Moulinex, est aujourd’hui sommé de rendre des comptes. Coupable ou non d’avoir fauté, il est surtout rattrapé par les symboles.

Jérôme GLAIZE

Commentaires (2)

Hollande :35 000 euros de retraite mensuelle
logjeuhan (non vérifié) sam, 06/12/2014 - 16:41

On est loin de la" culture du compromis" ,il y a belle lurette que politiques et Presse associes dans le meme interet ,quelquefois meme dans le meme lit ne recoivent plus du citoyen que defiance et mepris.
On est dans la culture du "moi d'abord" ,et la Sarthe est aux avant postes dans tous les domaines dans ce qu'on peut appeler le mepris du citoyen . La CGT ne fait plus illusion,confusion entre delegué CGT et elu local,tout est bon pour se gaver .
S'etonner qu'un secretaire general de la CGT ait pu s'autoriser un appartement"confortable" et autres babioles n'est rien en regard de ce que ce syndicat a fait en detruisant une partie du tissu economique français pour le confort intellectuel de quelques uns.
Ce qui est grave ce sont les 35 000 euros que va percevoir le retraité Hollande chaque mois pour continuer à faire briller son incompetence.
Aujourd'hui notre epargne ,celle du plus pauvre d'entre nous,garantit les 2000 Milliards de dette de ce pays ,accessoirement pour garantir le decor de la CGT,mais principalement pour gaver nos senateurs ;nos cumulards de tous bords.
qu'est ce qu'on pourrait bien faire avec 35 000 euros de retraite ...mensuelle ?
Mauricette

8% de syndiqués, oui mais!!!!!
fifi72 sam, 06/12/2014 - 17:01

Dans ce qui fut mon entreprise, selon votre choix d'organisation syndicale, vous étiez favorisé ou sanctionné par le direction. En clair, si vous adhériez a la CFE CGC ou a la CFDT, vous aviez une évolution de carrière même pour ceux qui n'avaient les compétences, car vous étiez avant tout au service du patron. Ils suffisait de prêcher la bonne parole, c'est a dire la parole unique de l'entreprise. En adhérant a la CGT, c'était systématiquement un frein a votre carrière puisque cette l'organisation était seule a défendre les travailleurs. La direction a été sanctionnée récemment pour discrimination salariale envers des élus CGT. Cette même direction a toujours utilisé les deux premières organisations pour couper l'herbe sous les pieds de la CGT même si celle-ci est la 1ère organisation syndicale, tous collèges confondus (résultats des dernières élections).
Même les petits patrons ne veulent pas embauché de peur de voir s'implanter une organisation syndicale dans son entreprise, on comprend mieux qu'il est difficile d'être syndiqué en France.

 

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