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Édito Et si on parlait emploi ?

0 12.01.2013 11:15

S’il y a bien une question qui est passée à la trappe, ces derniers temps, c’est celle de l’emploi. C’est pourtant peu de dire qu’il s’agit là du sujet d’inquiétude numéro 1 de la plupart des gens. D’abord parce qu’il touche toutes les familles, toutes les générations et toutes les régions de France. La Sarthe, confrontée à l’actualité douloureuse de Candia, Belipa, Jemini et de bien d’autres entreprises soumises aux mêmes difficultés, est aux premières loges.

Non pas qu’il s’agisse de décréter, par exemple, que le projet de mariage homosexuel ne mérite pas lui aussi d’être évoqué dans le débat public, et donc dans les médias. Les questions qu’il soulève sont au contraire trop profondes pour qu’on les traite à la petite semaine.
Elles mériteraient d’ailleurs souvent beaucoup mieux que la tolérance factice que s’efforcent d’afficher certains des « anti », tout comme certains « pro » devraient préférer les vrais arguments aux sarcasmes.

Pendant ce temps-là, en tout cas, un autre psychodrame beaucoup plus discret s’est joué à Paris, depuis le 4 octobre, avec les négociations entre syndicats et patronat sur la fluidification du marché du travail.

D’abord quasiment absent des JT, ce marathon pourtant essentiel a fini par y occuper une place un peu plus importante à mesure qu’approchait le couperet de la date butoir fixée à hier. Il faut dire que le sujet en vaut la chandelle, quand le chômage touche (officiellement) 3,13 millions de personnes.

Tout près du but, le représentant d’un syndicat résumait assez bien l’un des enjeux des discussions, organisées sous la pression constante du gouvernement qui veut faire du dialogue social l’une de ses marques de fabrique : « Si nous ne trouvons pas d’accord, il le fera à notre place. Cela voudra dire que nous n’avons plus notre place ». Autrement dit, si le corps social n’est pas capable de résoudre lui-même ses contradictions, d’autres décideront pour lui. Cette maturité-là, la France en est-elle capable, quels que soient les sujets ?

Jérôme GLAIZE

 

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