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Coulaines Ils travaillent derrière les barreaux

3 13.01.2017 06:53
Mercredi, à l'atelier, les détenus triaient des échalotes. Photo "Le Maine Libre", Denis Lambert

Mercredi, à l'atelier, les détenus triaient des échalotes. Photo "Le Maine Libre", Denis Lambert

« Il y a actuellement cinq mois d’attente pour intégrer l’atelier, tellement il y a de demande », selon le lieutenant Julien Siguret, responsable du travail à la maison d’arrêt des Croisettes, à Coulaines.

En prison, les détenus peuvent travailler à l’atelier, pour le compte d’entreprises, ou au service général, pour le fonctionnement de la prison (cuisine, buanderie, nettoyage, jardinage…). Environ 110 détenus travaillent actuellement, à peine un quart des 466 personnes incarcérées à la maison d’arrêt.

Mercredi, ils étaient 42 à l’atelier, qui peut accueillir jusqu’à 70 opérateurs, en fonction des besoins des entreprises. Leurs horaires : 7 h 20 - 13 h 40, avec une pause de 20 minutes à 10 heures. Vêtus de blouses grises, ils sont encadrés par deux contremaîtres et répartis en trois groupes. Dans le premier, les détenus assemblent des cartons. Arnaud, 31 ans, et Dominique, 39 ans, travaillent là depuis deux ans « pour se faire un peu d’argent et sortir de la cellule. Ça aide financièrement et moralement. »

Ils travaillent environ 30 heures par semaine pour 4,35 € bruts de l’heure, le seuil minimum de rémunération. « Ça permet de cantiner, c’est-à-dire d’acheter du tabac, de l’eau, de la bouffe, des produits d’hygiène », selon les deux opérateurs. « Un détenu dépense environ 100 € par mois », estime Florent, 41 ans.

Notre page sur le travail des détenus est à lire dans nos éditions du « Maine Libre » de ce vendredi 13 janvier.
A lire également sur ordinateur, tablette et smartphone

Commentaires (3)

pourquoi les enfants d'émigrés peuplent nos prisons?
1alain ven, 13/01/2017 - 18:53

C'est un fait inéluctable, démontré et très bien documenté
par Farhad Khosrokhavar, dans son étude menée pendant trois ans dans quatre prisons,
http://www.lemonde.fr/enquetes/article/2016/10/20/pourquoi-les-enfants-d...
3 facteurs ont été identifiés:
la sphère familiale, l’échec scolaire et le quartier. “Un adolescent fragile qui habite dans une cité dégradée aura plus de probabilité de basculer dans la délinquance”, relève-t-il.

Tout cela devrait nous faire réfléchir sur les capacités de notre système éducatif à compenser les inégalités
notre propension à créer des ghettos qui peuvent s'étendre à tout un département ou une région
et les conséquences sur le vote Fhaine
et la reconnaissance des difficultés à émigrer ce sont des questions qui sont susceptibles de tous nous concerner un jour ou l'autre, nous ou nos descendants
à cause du dérèglement climatique, de l'émergence des totalitarisme et des "épurations ethniques" qui en découleront, cela est annoncé en France par le FN et le discours de la droite Fillon, par les difficultés économiques
Des mouvements de populations qui vont s'accélérer dans les années à venir

Stop à la politique de
Orwellement vôtre ven, 13/01/2017 - 19:25

En réponse à 1alain - pourquoi les enfants d'émigrés peuplent nos prisons?

Stop à la politique de l'excuse !

Un rapport vient de tomber sur la pauvreté, en particulier pour la jeunesse .

C'est dans le milieu rural quelle est la plus importante .

C'est une population qui plus est, se trouve loin de tous services, moyens de transports, lieux de culture, etc...

L' Armée recrute, elle ne demande pas des superman, juste des individus sachant lire.
Puis elle fait le tri des dossiers, en écartant les personnes ayant un profil " peu sure" : ont peu déjà faire un premier constat sur des communautés se retrouvant écartés.

Puis l' Armée a fait des études cette fois ci sur de jeunes engagées :
Problèmes de discipline, délinquance, violence, etc ...
devinez qui se retrouve en sur représentation ?

Réponse : les mêmes qui ont fait une mutinerie sur un porte avion, il y a quelques années, parce qu'on bombardait un pays musulmans...

ARNAUD , DOMINIQUE , FLORENT ET LES AUTRES.
CITOYEN72400 ven, 13/01/2017 - 17:25

 "Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde " disait Camus , l'auteur de "L'étranger"
Je sais bien qu'il faut bien flouter les visages et changer les prénoms , mais.. Arnaud , Dominique et Florent
Je livre souvent les maisons d'arrêts et les pensionnaires n'ont pas vraiment des têtes à porter ces prénoms.

 

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