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"Cloclo" au cinéma: ce qu'en pensent les Clodettes

0 14.03.2012 12:39
  • DR

    C’était au temps des « Magnolias for ever » : les Clodettes (dont Ketty Sina 2e à partir de la droite) ici à Deauville allaient de galas en plateaux de télévision.

  • Photo "Le Maine Libre"

    Installée dans le Perche, Ketty Sina était l'une des danseuses de Claude François en 1978.

L’arrivée aujourd’hui sur les écrans du biopic « Cloclo » renoue avec les années Claude François, ses costumes satinés, ses galas inouïs et ses Clodettes inspirées par les « Raynettes » de Ray Charles. Parmi ces danseuses qui pendant des années ont assuré le show à ses côtés, deux ont choisi la tranquillité du Perche (lire « Le Maine Libre » du 11 février).
Presque voisines à quelques kilomètres de La Ferté-Bernard, Patricia Criton et Ketty Sina renouent avec leur passé à la faveur des images d’archives qui défilent en cascade sur les différentes chaînes.
Clodettes à dix ans d’écart (Patricia fut parmi les pionnières, Ketty l’était encore à la mort de Claude François en 1978), toutes deux se partagent entre nostalgie amusée et émotion.
La semaine dernière, Ketty comptait parmi l’assemblée très people réunie dans un grand cinéma des Champs-Elysées lors de l’avant-première du film de Florent Emilio Siri, avec Jérémie Rénier dans le rôle du chanteur. « Le film est formidable et Jérémie Rénier juste sublime.
C’est incroyable comme il ressemble à Claude. » L’ex Clodette au caractère bien trempé garde une faille depuis ce 11 mars 1978, lorsqu’elle apprit la nouvelle de la mort de Cloclo. « J’étais dans une boîte de nuit à Libreville. J’avais monté un bobard à Claude pour sécher une télé ce qui me permettait d’accepter un tournage au Gabon. Je m’en suis toujours voulu de l’avoir quitté sur un mensonge. Je suis donc arrivée à la séance avec ce nœud au ventre. »

Des facettes méconnues

Au-delà de cet épisode personnel, Ketty a été captivée par un film qui lui a dévoilé des facettes méconnues de son patron d’alors. « À l’époque j’avais 18 ans et je ne m’intéressais pas à sa vie privée. Je ne savais rien de son enfance à Alexandrie, des années de dèche à Monaco ni de ses relations difficiles avec son père. »
Son seul bémol à l’issue de la projection concerne les Clodettes, moins convaincantes que les originales. « Mais ce n’était pas le propos du film. »
Enfin, Ketty Sina n’a pas attendu ce biopic pour contribuer à la mémoire de Claude François. Depuis plusieurs années, son restaurant parisien joue sur la nostalgie lors de soirées karaoké où il lui arrive toujours de danser au son de « Ça s’en va et ça revient… »

Patricia Criton, quant à elle, découvrira le biopic à sa sortie dans les salles. « Ça fait plaisir cet engouement autour de Claude. Il avait une personnalité très attachante, ce qui explique qu’il fait à jamais partie de notre vie. De plus, s’il est toujours écouté 34 ans après sa mort alors que tant d’artistes sont oubliés, c’est bien la preuve de la qualité de son travail. » Et lorsqu’on lui demande quelle image de ses années Cloclo elle garde en mémoire, elle évoque un souvenir émouvant. « Un soir à Cambrai, à la fin de son gala, il s’est fait insulter par des types saouls qui raillaient son côté efféminé. Il sortait de scène, donc dans un état de forte surexcitation, prêt à se castagner. Les musiciens étaient occupés à l’autre bout du chapiteau. Je me souviens l’avoir calmé en lui massant les tempes, comme une maman. C’était un moment très doux.  Sans qu’il y ait jamais d’ambiguïté dans les rapports qu’il entretenait avec les Clodettes, nous éprouvions toutes de l’admiration pour lui. »


Frédérique BREHAUT


Notre dossier complet est à lire dans "Le Maine Libre" de ce mercredi 14 mars.

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