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Bouches-du-Rhône La veuve du Sarthois assassiné reconnaît les faits

0 18.05.2015 15:23
Photo archives  "Le Maine Libre"

Photo archives "Le Maine Libre"

La femme de Christophe Lejard, accusée d'avoir commandité l'assassinat de son mari originaire de la Sarthe en 2010 à Rognonas (Bouches-du-Rhône) a reconnu les faits lundi matin, tout comme son fils et un ami de celui-ci, exécuteurs présumés du contrat, lors de leur procès à Aix-en-Provence.

« Vu la confusion dans laquelle j'étais à cette époque-là, je préfère me déclarer coupable », a annoncé Roselyne Painchault, 61 ans, dès l'ouverture des débats devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône.

A ses côtés, son fils, Arnaud Privat, 38 ans, est resté tête baissée pendant la lecture du résumé des faits, avant de reconnaître sa complicité.

« Je reconnais être l'assassin de M. Lejard », a dit aussi son ami proche Christopher Munsch, 30 ans, l'air juvénile et le regard perdu derrière des lunettes.

Christophe Lejard, un chef d'entreprise de 48 ans, avait été tué d'un tir de fusil de chasse à la tête, le 24 novembre 2010 au petit matin, sur le chemin d'accès de leur mas situé à Rognonas (Bouches-du-Rhône).

Les investigations avaient révélé des tensions dans le couple depuis que M. Lejard avait annoncé à sa femme son intention de divorcer. Mme Painchault, qui semblait craindre d'être lésée dans le partage du patrimoine, avait alors chargé Arnaud Privat, son fils cadet né d'un premier mariage, de recruter quelqu'un pour éliminer son mari, contre la somme de 15.000 euros, selon l'accusation.

Il avait confié la tâche à Christopher Munsch. La veuve a en outre nié avoir commandité depuis sa cellule l'assassinat de M. Munsch et avoir escroqué 188.809 euros de capital décès.

La codétenue, à qui elle a ensuite reversé la somme pour « que l'argent (ne soit pas) disponible pour les parties civiles », comparaît libre pour recel.

Le verdict est attendu vendredi. Les trois principaux accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité. 

Abattu d'une balle dans la nuque

Christophe Lejard est né à La Ferté-Bernard où sa mère réside toujours (il est d'ailleurs enterré au cimetière du haut de la ville à Saint-Antoine). Il y a grandi avant d'habiter dans la commune voisine ornaise du Theil-sur-Huisne.

Au début des années 2000, le couple marié depuis 1985 et leur fils unique (Roselyne Lejard a déjà deux garçons d'une première union) déménagent dans le Sud de la France. Ils rachètent alors des parts dans la société MFV (Menuiseries Fermeture Vaucluse) à Montfavet, près d'Avignon.

Les affaires marchent bien, mais les Lejard sont en instance de divorce. Histoire d'argent ou jalousie ?

Car Christophe Lejard avait semble-t-il aussi une maîtresse.

Quant à Roselyne Lejard, elle est, depuis, à la maison d'arrêt des femmes à Nîmes.

Karine Tertre avec AFP

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