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Belipa Denis Lavandier : "Une attitude bornée et irresponsable"

3 21.03.2013 12:20
Les espoirs de Denis Lavandier de reprendre l’atelier de fabrications de panneaux acoustiques, savoir-faire de la Belipa, se sont effondrés avec, dit-il, « l’intransigeance du mandataire judiciaire ».

Les espoirs de Denis Lavandier de reprendre l’atelier de fabrications de panneaux acoustiques, savoir-faire de la Belipa, se sont effondrés avec, dit-il, « l’intransigeance du mandataire judiciaire ».

Photo "Le Maine Libre"

Le site de la Belipa sera sans doute pour un moment une friche industrielle à faire revivre. Il est passé en tout cas à côté d’un repreneur potentiel qui, mercredi, s’est retiré des enchères.

Denis Lavandier l’affirme sans qu’il soit possible de douter de sa sincérité : « Cela me fait mal au cœur. Je suis amer pour les gars de la Belipa dont le site est désormais rayé de la carte. J’ai vu bien des endroits qui fonctionnaient et qui étaient en bien plus mauvais état. Ici, on sent qu’il y a un personnel exceptionnel, que j’ai découvert enthousiaste autour de mon projet, un personnel qui méritait mieux et qui a su prendre soin des machines et du site. Cela se respecte. » 

Une centaine d’emplois à terme

Le Pdg de la Holding Lavandier, venu de Troyes dans l’Aube, avait pour Ecommoy, dans ses cartons, un véritable projet de reprise d’activité : « Il y a deux mois simplement que je travaille en contact avec des anciens du site pour y implanter une nouvelle activité liée au savoir-faire de la Belipa. La chaudière et particulièrement l’atelier de fabrication de panneaux acoustiques, l’une des productions qui aurait dû être une des valeurs ajoutées de l’entreprise pour faire face à la concurrence, m’intéressaient. Nous avions prévu d’installer ma fille aux commandes de cette nouvelle activité qui aurait débuté avec un petit prévisionnel d’emplois, une vingtaine peut-être mais qui, au terme de trois à quatre années, devait générer une centaine d’emplois, voire plus. » 

Aucun geste en faveur de l’emploi

Denis Lavandier avait prévu pour l’acquisition une enveloppe qu’il n’a pas souhaité dépasser, « en raison des coûts énormes supplémentaires qui allaient se rajouter pour la remise en condition de fabrication du lieu. Mais je suis obligé de constater que le mandataire judiciaire n’a fait aucun effort, ni aucun geste en faveur de l’emploi. Je juge son attitude bornée et irresponsable, car où est le véritable intérêt si ce n’est l’emploi ? Les créanciers vont recouvrir quoi ? Entre 15 à 25 % ? Et tous ceux qui ont dit faire leurs jobs durant cette liquidation et ces enchères ne se sentent pas responsables. »

Denis Lavandier constate que les enchères ont satisfait à d’autres enchérisseurs et avoue qu’il ne pouvait pas associer plus avant les membres de sa holding à l’aventure écomméenne : « Je ne suis pas un financier et suis écœuré par cette procédure intransigeante qui a conduit chacun à faire son boulot sans se soucier de l’emploi. Qu’est-ce qu’il faut faire dans ce pays pour que tout marche mieux ? »

 

Commentaires (3)

Tribunal de commerce ou..............
mauricette (non vérifié) jeu, 21/03/2013 - 17:03

Apres la liquidation judiciaire de Colwell et le drame qui a suivi,le "repreneur " Edicolor avait beneficié d'un accord sur le prix des machines s'etait renié(juste apres les elections) sur la reprise et le redemarrage de l'usine ,on retrouve un schema assez semblable ou le tribunal semble avoir fait moins de sentiments.
Si on avait et on aurait du se renseigner sur les procedures en cours

http://droit-finances.commentcamarche.net/jurisprudence/cour-de-cassatio...

On doit continuer à travers ce qui vient de se passer de s'interroger sur la legalité des tribunaux de commerce , la présidente de la chambre commerciale de la Cour de cassation avait employé expressément le terme de "juges occasionnels" pour les qualifier ,et les questions prioritaires de constitutionnalités continuent à pleuvoir .
les tribunaux de commerce liquident au quotidien tout le tissu economique français sans se preoccuper de l'humain ni de l'avenir.
En sarthe ,à la vitesse où les entreprises sont effacées ,on peut se demander
s'il va bientot en rester une.
Par contre quand il s'agit d'une equipe de foot ,là on est moins pressé .

incompréhensible
Diablinte jeu, 21/03/2013 - 15:54

C'est bien là le problème aujourd'hui : chacun pour soi ! C'est tout de même incroyable que la solution proposée n'ait pas été retenue ou tout le moins étudiée. Il me semblait que dans chaque région ,il y avait un correspondant du ministère du redressement productif ?

 

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