Recevez gratuitement la lettre d'information générale du Maine Libre.
Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Je m'inscris !

Bebop Irma : « La scène est un moment de vérité » [Vidéos]

0 10.11.2014 08:07
La chanteuse est à l’affiche du festival ce lundi soir, à Sablé-sur-Sarthe.

La chanteuse est à l’affiche du festival ce lundi soir, à Sablé-sur-Sarthe.

La chanteuse est à l’affiche du festival ce lundi soir, à Sablé-sur-Sarthe. Elle y présentera son nouvel opus, « Faces ».

« Le Maine Libre » : Comment avez-vous abordé le travail de création de cet album par rapport au premier ?

Irma : Le contexte n’était pas le même. Mes premières chansons, je les avais écrites au Cameroun quand j’étais plus jeune. Je n’avais pas toute l’expérience, toute l’histoire que j’ai depuis six ans. Cette fois, en composant les chansons, j’avais plus en tête ce que ça pouvait rendre sur scène.

Aviez-vous plus de pression pour cet album pour lequel vous étiez attendue ?

Oui évidemment. Mais ce qu’il y a de mieux à faire c’est de s’en débarrasser parce que c’est paralysant de penser d’abord au résultat, de se demander comment ça va être accueilli et tout. C’est sûr qu’à la fin de la première tournée, il y avait un peu de pression. J’ai réussi à m’en libérer.

Pourquoi avoir choisi de vous installer à New York pour composer cet album ?

Ce qui est drôle, c’est que je n’avais pas du tout prévu d’écrire l’album là-bas. J’avais juste besoin de continuer à bouger à la fin de la tournée. J’ai posé mes bagages à New York. C’était une ville dans laquelle j’avais été souvent mais pour des courtes périodes. J’y avais ressenti une énergie sans avoir vraiment pu la saisir. C’est là-bas que j’ai commencé à écrire mais finalement je pense que l’inspiration, je l’ai trouvé tout au long des six années qui ont précédé. 

New York, ville cosmopolite, est-elle propice à l’inspiration ?

Il y a ce côté très mélangé et très artistique. Les rues respirent une espèce de libération artistique. Mais au final, l’inspiration est venu d’un paradoxe qui fait que l’on va chercher cette libération là mais qu’au final, on se rend compte il y a beaucoup de gens qui sont laissés sur le carreau. 

On le sent notamment dans le titre « Hear me out »…
 

Ce titre m’a été inspiré par une rencontre que j’ai faite là-bas. J’étais dans une démarche où j’allais vraiment vers des inconnus, vers des gens et j’apprenais de tout le monde. Et j’ai rencontré deux SDF d’une trentaine d’années et ils m’ont expliqué leur situation avec tellement de grâce que c’était poignant. Ça faisait quelques jours qu’ils étaient descendus dans la rue. Cette conversation a donné naissance à « Hear me out » que j’ai choisi d’illustre après avec des enfants mais au final, ça parle de tous ces laissés pour compte.

Pourquoi avoir appelé l’album « Faces » ?

« Faces », ce sont tous ces visages que j’ai croisés à New York mais aussi en France, en Belgique, en Allemagne… Tous ceux que j’ai croisés tout au long de ma tournée depuis que je suis sortie de ma chambre et qui ont été à l’origine de l’album. C’est une forme d’hommage.

Quel regard portez-vous sur ces six dernières années ?

Tout a été très vite depuis 2008. Je porte un regard toujours ébahi parce qu’en vrai, pour moi, c’est toujours aussi incompréhensible. Mes amis disent que j’ai une forme de culpabilité d’avoir réussi. Je sais qu’il y a toujours une forme d’injustice dans la chance. Je regarde ça comme un enfant, avec beaucoup d’incrédulité. J’essaie d’être à la hauteur de cette chance que j’ai eu de pouvoir tourner. 

Quel est votre rapport à la scène ?

C’est un exercice que j’adore. C’est même devenu ma vie, une passion, une drogue. J’ai vraiment l’impression que mes chansons existent vraiment quand je suis sur scène. C’est un moment de vérité, une émotion indescriptible. 

 

Mathilde BELAUD

L’entracte, Sablé-sur-Sarthe
COMPLET

 + Le programme complet du festival Bebop

 

inscription à la lettre d'information générale
logo Le Maine Libre

Vous avez aimé cet article ?

Recevez gratuitement la newsletter Le Maine Libre.

Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.