Christelle, son époux Pascal et son fils aîné se rappelleront longtemps de cette mésaventure.
Christelle, son époux Pascal et son fils aîné se rappelleront longtemps de cette mésaventure.
Photo "Le Maine Libre"

Attaquée par un chat, elle évite l’amputation de justesse

En pleine nuit, le chat de la voisine s’est jeté sur elle, dans son salon. Il l’a griffée et mordue. Deux jours plus tard, elle a dû être opérée. Son bras, totalement infecté, a été sauvé in extremis.


"Il était une heure du matin. J’ai été réveillée par un bruit du tonnerre. J’ai eu très peur". D’autant que cette nuit du 8 au 9 juin dernier à Guécélard, Christelle, 32 ans, assistante maternelle, est seule chez elle, avec ses enfants. « Pas rassurée du tout, je suis descendue », raconte-t-elle. « Dans le bas des escaliers, il y avait des poils partout, et dans le salon, j’ai trouvé mon chat et celui de la voisine qui se battaient. »


En voyant Christelle, ce dernier se jette alors sur elle. « Il m’a griffée, bouffé le bras. J’ai hurlé de douleur et il m’a lâchée. » Avant de ressauter sur la jeune femme. « J’ai à nouveau crié, et je me suis évanouie quelques secondes. J’ai vraiment cru que j’allais mourir. »


Le bon réflexe de la pharmacienne


Finalement, l’intrus quitte les lieux. Christelle, elle, enveloppe son bras sanguinolant dans une serviette, et demande à son fils aîné, âgé de 6 ans, d’appeler le papa, qui travaille de nuit. « On a appelé le 15. On m’a dit de désinfecter et de mettre un bandage, puis d’aller consulter le lendemain si ça n’allait pas. »


Le lendemain, la situation n’est pas brillante. La jeune femme souffre, se rend chez un généraliste, qui lui prescrit des antibiotiques. « Mais quand je suis allée acheter les médicaments, la pharmacienne, Mme Daudibon m’a dit que ce traitement serait totalement inefficace. Quand elle a vu mon bras, elle m’a dit d’aller à la clinique de la main. Elle a eu raison. Je ne la remercierai jamais assez. »


Car lorsque Christelle arrive aux urgences dès le lendemain, le chirurgien, le docteur Bour, constate immédiatement la gravité de la situation.
Il décide d’opérer le plus vite possible. « J’étais sous anesthésie locale, j’entendais donc tout, et à un moment, le chirurgien a dit : « Oh mon Dieu, est-ce qu’on va y arriver ? » Mon cœur s’est emballé. »


« Toute ma vie aurait été foutue »


Car à cet instant, la jeune femme comprend que l’amputation est loin d’être exclue. Finalement, l’intervention est réussie. « Mais à quelques heures près, je perdais mon bras. Toute ma vie aurait été foutue. »


Aujourd’hui, Christelle semble tirée d’affaire. Mais il a fallu de douloureuses séances de rééducation, et deux autres opérations depuis juin dernier. L’une fin octobre parce que la peau s’était recollée sur l’os. L’autre il y a quelques jours, pour une nécrose du nerf cubital, susceptible de provoquer la gangrène.


« Ça s’est bien passé, et a priori, je suis désormais tranquille. Logiquement, tout sera définitivement réglé dans six mois. Ce qu’a fait le docteur Bour et son équipe est formidable. Je leur dois énormément. Non seulement ce chirurgien est très réputé, mais c’est en plus quelqu’un de très humain, qui sait trouver les mots pour réconforter. Il m’a sauvée. »



Nicolas FERNAND