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Assises Viol sur mineure : 5 ans d'emprisonnement dont trois avec sursis

0 13.09.2013 17:52
Un Manceau de 50 ans a été condamné ce vendredi après-midi à cinq ans d'emprisonnement dont trois avec sursis.

Un Manceau de 50 ans a été condamné ce vendredi après-midi à cinq ans d'emprisonnement dont trois avec sursis.

Photo archives "Le Maine Libre"

Un Manceau de 50 ans comparaîssait depuis jeudi aux assises pour répondre d’accusation de viol sur la fille de sa compagne. Il a été condamné ce vendredi après-midi à cinq ans d'emprisonnement dont trois avec sursis.

Bouleversant et poignant, jeudi après midi, le témoignage de cette femme, aujourd’hui âgée de 34 ans, mère de famille. Elle a porté plainte en 2008 pour avoir été violée par son beau-père. Seize ans avant de pouvoir en parler !

Seize ans avant de porter plainte. « Pourquoi une telle attente ? », interroge le président Roucou ? « Parce que j’avais peur de lui. Parce que je ne voulais pas faire de mal à ma mère », dira t-elle, jeudi, à l’audience. 

«  Après, il est devenu odieux » 

De l’autre côté de la salle, l’accusé, trapu, costaud, décrit par l’expert comme « un peu frustre » ne bronche pas et baisse les yeux lorsque la fille de sa compagne se lance.

« C’était en 1992, dans la maison que nous venions d’habiter, chez ce monsieur qui était le nouveau compagnon de ma mère. J’avais 13 ans à l’époque. Mes parents venaient de divorcer. Avec mon petit frère, nous sommes arrivés chez ce monsieur, qui habitait la même rue. Au début, ça allait. Malgré la douleur du divorce, on restait dans la même rue, moi dans le même collège. J’étais en 4e. Un soir, ma mère a été hospitalisée à la clinique Saint-Damien. Elle était rarement absente. Il m’a emmenée dans leur chambre. Il m’a positionnée sur le lit et il m’a pénétrée. J’étais affolée, j’étais pétrifiée. J’ai mis la tête sur le côté et puis je suis remontée dans ma chambre et je me suis couchée sans pouvoir dormir. »

Par deux fois, ensuite, « il a essayé de recommencer. Par deux fois, j’ai été sauvée par le gong. Ma mère une première fois, est rentrée du travail juste quand il voulait m’embrasser. Une autre fois, c’est mon frère qui est intervenu. Après, dans cette famille recomposée, l’ambiance est devenue lourde, intenable. Ce monsieur m’insultait sans cesse. Une fois, il m’a donné un coup de poing devant ma mère. Ma mère n’a pas bronché. Cela m’a fait presque aussi mal que le coup de poing. Je ne la reconnaissais plus, ma mère. J’ai continué à me taire mais la vie avec ce monsieur devenait impossible. Un jour, un dimanche, alors que je n’avais encore parlé  de ce viol à personne, il a fichu mes affaires dehors et je suis partie de la maison. Je suis revenue le lendemain pour chercher mes dernières affaires. Ma mère pleurait mais elle ne m’a pas retenue. Je lui en veux à ma mère. Je lui ai dit : « Tu m’as mis à la porte de la maison ta propre fille. Ce n’est qu’en 2008 que je me suis enfin décidée à porter plainte. J’ai fait cela pour ma fille. »

L’accusé nie tout en bloc

L’accusé, interrogé dans la foulée, ne baisse pas la garde : « Je n’ai rien fait. Ce n’est pas moi. En garde à vue, j’ai dit n’importe quoi. » Notamment qu’il avait effectivement couché avec la fille de sa compagne. Mais avec son assentiment. Une compagne devenue sa femme et qui témoignait pour son mari. Contre la parole de sa fille.

Le récit de la journée de ce vendredi dans "Le Maine Libre" de ce samedi 14 septembre.

 

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