EN DIRECT: manifestations massives en Egypte

0 21.11.2011 14:16

21H17 - Le recours à la force exclu - Les manifestants anti-gouvernementaux qui occupent la place Tahrir ne seront pas délogés par la force, assure le Premier ministre Ahmad Chafik, cité par le ministère de l'Information.21H15 - Couvre-feu allegé - Les autorités égyptiennes réduisent le couvre-feu en vigueur dans les grandes villes d'Egypte, qui sera en vigueur de 19H00 (17H00 GMT) à 06H00 (04H00 GMT), accordant ainsi quatre heures supplémentaires de liberté de mouvement aux habitants, annonce la télévision d'Etat.21H12 - Pas de révolution islamique - La Maison Blanche condamne l'appel lancé par l'Iran à une révolution islamique en Egypte, estimant que Téhéran n'était pas en droit de faire des commentaires aussi "étonnants" après avoir étouffé une révolte populaire en 2009.21H05 - Les animaux aussi - L'association de défense des animaux Peta demande à Washington d'évacuer d'Egypte les chiens et chats domestiques en même temps que leurs maîtres qui fuient les heurts dans le pays. Le département d'Etat, qui a déjà évacué 2.400 ressortissants américains, refuse de prendre en charge les animaux et renvoie les propriétaires vers les compagnies aériennes.21H00 - La position de Paris - Nicolas Sarkozy condamne "toutes les atteintes aux droits de l'homme" en Egypte, notamment celles visant la presse, mais entend laisser aux seuls Egyptiens le choix des moyens de la transition démocratique, explique-t-il lors d'une conférence de presse à Bruxelles.20H36 - Téléphone américain - Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, s'est entretenu par téléphone avec son homologue égyptien Mohamed Hussein Tantaoui, annonce le Pentagone.20H33 - Washington contredit Moubarak - La Maison Blanche déclare que la révolte populaire contre le régime égyptien ne s'arrêtera pas sans réformes "concrètes", rejetant l'argument du président Moubarak selon lequel son départ immédiat plongerait le pays dans le chaos.20H30 - Revendications - Des manifestants de la place Tahrir accrochent devant un immeuble de neuf étages une bannière géante affichant leurs revendications: départ du président Hosni Moubarak, dissolution du Parlement, mise en place d'un gouvernement de transition, jugements contre "les responsables de la mort des martyrs de la révolution", et "les corrompus qui ont volé les richesses du pays".La place Tahrir toujours occupée20H11 - Nouvelle nuit - Plus de 10.000 personnes sont encore rassemblées place Tahrir où des manifestants préparent leur tente pour passer une nouvelle nuit, dans une ambiance festive sur fond de musique et de chansons égyptiennes. Des slogans fusent encore: "qu'il parte Hosni Moubarak" ou "va-t-en, va-t-en" .20H03 - Journalistes - Le ministère de l'Information qualifie de "fausses" les affirmations selon lesquelles les autorités égyptiennes téléguident les attaques contre les journalistes étrangers. "Les actes de violence contre les journalistes ou quiconque sont inacceptables. Les médias internationaux ont été et sont toujours les bienvenus en Egypte" déclare-t-il dans un communiqué. Selon Reporters sans frontières, depuis le début des violences, 60 journalistes ont été agressés ou attaqués et 57 détenus ou kidnappés.19H52 - El Baradeï est prêt - "Je n'ai pas d'objection à me porter candidat à la présidence si le peuple me le demande", déclare l'opposant égyptien et Prix Nobel de la Paix Mohamed ElBaradei à la chaîne Al-Jazira . "Ma première priorité actuellement est une transition vers un régime démocratique en Egypte", ajoute-t-il.19H44 - Pas de transfert du pouvoir - Le premier ministre Ahmed Chafic exclut que Hosni Moubarak transfère son pouvoir au vice-président Omar Souleimane, dans une interview à la chaîne Al-Arabiya.18H50 - A Paris - Quelques centaines d'Egyptiens vivant en France se sont rassemblés dans le calme à proximité de l'ambassade d'Egypte à Paris pour réclamer "le départ immédiat" de Hosni Moubarak. Dans la matinée, des militants de l'organisation Reporters sans Frontières (RSF) avaient manifesté au même endroit aux cris de "Ici on tue l'info", pour protester contre les violences faites aux journalistes étrangers en Egypte.18H31 - Au Liban - Plusieurs centaines de partisans de groupes islamistes et de militants de gauche ont manifesté vendredi à Beyrouth et dans le nord du Liban en soutien au mouvement de contestation en Egypte et contre le "tyran" Hosni Moubarak.18H20 - Paix armée - Quand un cortège de partisans de Moubarak arrive dans une rue adjacente à la place Tahrir, c'est le branle-bas de combat, mais le face-à-face ne dégénère pas. Les pierres restent dans les mains, on s'affronte à coup de slogans.18H18 - Chanteur - "Je chante ici depuis cinq jours. J'ai peur, j'ai été blessé par une pierre, mais je dois être ici. Quand je chante, cela les rend heureux, et moi aussi", explique, place Tahrir, Rami Essam, casquette noire sur le front et guitare dans le dos.18H13 - Plaisir - Mohamed al-Awaa, un islamiste modéré, fait rugir de plaisir la foule rassemblée place Tahrir en lançant, au micro d'une mauvaise sono: "Nous attendons ce moment depuis trente ans, cela fait trente ans que je rêve de voir autant de monde sur cette place et le changement arriver !" 17H53 - Quatre Français disparus - La France est sans nouvelles en Egypte de trois journalistes et d'un chercheur, annonce la chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie, qui a appelé à ce sujet son homologue égyptien Ahmed Aboul Gheit. Selon des sources diplomatiques, deux des trois journalistes sont employés par une agence de presse, Magneto Presse, travaillant pour la chaîne de télévision Canal+, et le troisième relève de la chaîne Arte. Le chercheur est membre de l'organisation Amnesty International.17H49 - Organiser un scrutin - Le ministre français de la Défense, Alain Juppé, souhaite que l'Egypte puisse organiser "des élections libres le plus rapidement possible". Il indique qu'il n'a "pas de contacts particuliers" avec le ministère égyptien de la Défense dans la situation actuelle, les contacts s'établissant "au niveau du ministère des Affaires étrangères".16H52 - Manifestant conciliant - "Si Moubarak cède ses pouvoirs au vice-président Souleimane, je cesse de manifester", dit à l'AFP Hatem, un ingénieur de 29 ans, qui manifeste place Al-Tahrir .Recherche d'une issue16H50 - Moubarak sans pouvoirs ? - Pour le politologue Dia Rachwane, du centre d'études Al-Ahram, il existe une issue constitutionnelle pour Moubarak. "L'article 139 stipule que le président délègue tous ses pouvoirs au vice-président et termine son mandat à la tête de l'Etat, mais sans gouverner." "Comme dans une monarchie constitutionnelle, son rôle devient honorifique", explique-t-il à l'AFP. 16H32 - Souci allemand - "Nous ne pouvons pas courir le risque de laisser croire que nous soutenons des dictatures", déclare le ministre allemand de la Défense, Karl-Théodor zu Guttenberg, tout en affirmant très bien comprendre les préoccupations de pays voisins dans la région, et "notamment d'Israël".15H55 - Espoir onusien - "Je souhaite sincèrement que la manifestation d'aujourd'hui ne donne pas lieu à la violence. Nous avons vu trop de violence et de sang", déclare le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à Berlin. "Il est temps d'entamer un processus de transition pacifique et ordonnée menant à des élections libres et honnêtes", ajoute-t-il.15H46 - Sanction - L'ex-ministre égyptien du Commerce et de l'Industrie Mohamed Rachid Mohamed se voit interdire de quitter le pays et ses comptes bancaires sont gelés, annonce l'agence de presse officielle Mena.15H42 - Appel du Sommet européen - Les dirigeants des 27 pays de l'Union européenne demandent que la transition démocratique en Egypte commence "maintenant", dans une déclaration commune adoptée lors d'un sommet à Bruxelles.15H35 - La Syrie n'embraye pas - Un appel lancé sur internet à manifester en Syrie contre la "monocratie, la corruption et la tyrannie" n'est pas suivi. Tout est absolument calme, notamment près des mosquées à la fin de la prière du vendredi à Damas. Les membres des services de sécurité sont, eux, plus nombreux qu'à l'habitude dans les rues principales. 14H45 - "Intifada mondiale". Devant la mosquée d'Istanbul, un millier de personnes ont soutenu les manifestants égyptiens aux cris de "Vive l'intifada mondiale". "Le pharaon est en train d'être renversé. Que cela serve de leçon à tous les leaders du monde musulman qui soutiennent Israël (...)", a lancé Bülent Yildirim, président de l'IHH. Cette association islamiste avait affrété en mai un navire d'aide pour Gaza qui avait été pris d'assaut par l'armée israélienne.14H30 - Star diplomatique - Amr Moussa, le chef de la Ligue arabe s'est rendu sur la place Tahrir pour aider à "l'apaisement", selon son bureau. Très populaire en Egypte, il n'a pas exclu de se présenter à la succession de Moubarak.14H27 - Hors du Caire - Plusieurs dizaines de milliers de personnes manifestent aussi à Alexandrie, deuxième ville du pays. Des manifestations réunissent -selon les services de sécurité- 20.000 personnes à Mahalla , 5.000 à Assiout, des dizaines de milliers à Louxor, 10.000 à Menoufiya, des dizaines de milliers à Mansoura et 5.000 à Suez.14H20 - Inversion - A Sanaa, au Yémen, ce sont les partisans du régime et des membres des forces de sécurité qui occupent la place centrale, elle aussi appelée Tahrir (Libération), comme au Caire. Ils ont pris mercredi le contrôle des lieux, pour en priver l'opposition. Des dizaines de milliers d'opposants délogés ont manifesté jeudi, près de l'Université. Journalistes menacés14H07 - Attaque contre Al-Jazira - La chaîne de télévision qatarie annonce que son bureau au Caire a été attaqué par des inconnus qui "ont détruit ses équipements". La chaîne, très influente dans le monde arabe, est dans le collimateur du pouvoir qui avait ordonné dimanche son interdiction.13H40 - "Continuez à couvrir!" - La journaliste canadienne Lisa Laflamme de la CTV raconte sur Twitter que les manifestants de la place Tahrir "nous supplient de continuer à couvrir l'histoire et de ne pas être intimidés par les voyous pro-Moubarak". De nombreux journalistes étrangers ont été interpellés, molestés ou menacés par les partisans du régime qui les accusent de vouloir déstabiliser le pays.13H29 - "Condamnés à tomber" - Le changement est en "cours en Egypte comme il est venu en Tunisie", déclare la haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay. "Les régimes qui privent leur population de leurs droits fondamentaux et reposent sur un appareil sécuritaire impitoyable pour imposer leur volonté, sont condamnés à tomber sur le long terme". 13H16 - Manif en Jordanie - Un millier de personnes manifestent à Amman à l'appel des islamistes pour exiger des réformes dans le royaume, soutenir le "grand peuple égyptien" et "saluer la chute du dictateur qui aura lieu bientôt". Inquiet d'une contagion, le roi Abdallah II a limogé mardi son Premier ministre pour calmer la rue.13H10 - Berlusconi et "l'homme sage" - Le chef du gouvernement italien plaide pour "une transition démocratique sans rupture" avec le président Hosni Moubarak. Il qualifie"d'homme sage" le raïs, au pouvoir depuis 29 ans.12H45 - Tractations secrètes? - Selon le New York Times, les Etats-Unis examinent avec des responsables égyptiens les modalités du départ immédiat de M. Moubarak et du transfert du pouvoir à un gouvernement de transition dirigé par le vice-président Omar Souleimane.12H35 - Dans le calme - Les partisans du président Moubarak, à l'origine des violents affrontements ces deux derniers jours, ne sont pas visibles place Tahrir. Ils sont regroupés plus loin, dans le quartier de Mohandisseen. L'armée a déployé des dizaines de véhicules pour créer une zone tampon autour de la place. 12H00 - Foule - Le nombre des manifestants anti-Moubarak augmente: ils sont désormais plusieurs dizaines de milliers sur la place Tahrir. "Nous sommes nés libres et allons vivre libres... Je vous demande de patienter jusqu'à la victoire", a lancé l'imam qui a conduit la prière, Khaled al-Marakbi. Cet imam a pleuré pendant la prière aux morts, comme de nombreux fidèles.11H45 - Clameur - Des milliers de manifestants prient place Tahrir. Soudain, comme une explosion, un cri monte de la foule: "A bas Hosni Moubarak!", raconte un photographe de l'AFP, Marco Longari, sur le toit d'un hôtel surplombant la place.11H30 - Frères musulmans - Sur la chaîne Al-Jazira, le guide des Frères musulmans, Mohamed Badie se dit prêt au dialogue avec le vice-président Omar Souleimane. Mais après le départ de Moubarak, "cet injuste, ce corrompu et ce tyran". C'est la première réaction publique du guide de la première force d'opposition depuis le début de la révolte.11H11 - LE GUIDE IRANIEN KHAMENEI APPELLE A UN REGIME ISLAMIQUE EN EGYPTE - Il a estimé lors de la prière du vendredi à l'université de Téhéran.que les pays arabes étaient en train de suivre "le modèle iranien" qui a abouti à la révolution islamique de 1979. 10H54 - Textos contraints - Mobinil, filiale égyptienne de France Télécom (Orange), a été "contrainte d'envoyer des messages à ses clients", mais l'armée y était "clairement identifiée" comme émetteur, selon un porte-parole du groupe. Hier, le Britannique Vodafone avait déploré avoir été obligé de diffuser des textos officiels, sans qu'ils soient clairement attribués au gouvernement.Manifestants10H42 - "Apprendre la démocratie" - Des milliers de personnes attendent de passer un barrage militaire pour accéder au lieu des manifestations. "Je n'ai pas peur d'être là avec mon fils, je sais que c'est très sûr à l'intérieur" de la place Tahrir, explique Inji, 34 ans, venue avec son fils Abdallah, 11 ans. "Je veux lui apprendre la démocratie, c'est maintenant ou jamais".10H35 - "Valet" - A Téhéran, le guide suprême d'Iran, Ali Khamenei, traite le président Hosni Moubarak de "valet des sionistes et des Etats-Unis". L'Egypte a "été pendant 30 ans aux mains de quelqu'un qui a été l'ennemi de la liberté (...) le valet des sionistes". 10H15 - A Bruxelles - Le Premier ministre David Cameron juge les premiers pas vers la transition insuffisants. La chancelière Angela Merkel demande au pouvoir de garantir que les manifestations seront "libres et pacifiques". Un sommet européen se tient à Bruxelles et la situation en Egypte y sera largement évoquée.10H10 - Afflux - Des centaines de militants continuent d'affluer sur la place. L'armée les laisse pénétrer après contrôle par petits groupes. "Ils veulent qu'on se fatigue", explique Hatem, un ingénieur de 29 ans, en évoquant le pouvoir.10H05 - Inspection - Le ministre de la Défense Mohamed Hussein Tantaoui s'est rendu place Tahrir, annonce la télévision publique. Il "inspecte la situation". 09H45 - Succession - Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, n'a pas exclu de briguer la succession du président Moubarak, tout en estimant que ce dernier devrait rester au pouvoir "jusqu'à fin août", terme de son mandat.09H40 - "Réveil islamique" - Les révoltes en Tunisie et en Egypte constituent un "signe du réveil islamique" dans le monde, a affirmé le guide suprême d'Iran, Ali Khamenei, à la prière du vendredi à l'université de Téhéran.09H28 - Quinze heures d'interrogatoire - Les membres de l'équipe de TF1 arrêtés jeudi matin au Caire ont été libérés "au milieu de la nuit". Ils "vont bien physiquement" après avoir vécu "quinze heures d'interrogatoires", indique TF1.09H10 - Barricades - Sur la place Tahrir, au centre du Caire, épicentre du mouvement de révolte, des centaines de manifestants anti-Moubarak se regroupent. Certains renforcent les barricades de fortune érigées pour protéger la place des attaques des militants pro-régime, raconte le photographe de l'AFP Patrick Baz. Après dix jours d'occupation, les lieux deviennent de plus en plus insalubres. EN DIRECT - Cette journée, celle de la grande prière pour les fidèles musulmans, pourrait être cruciale en Egypte. De nouvelles manifestations sont prévues à l'appel du mouvement de contestation qui espère en faire la "journée du départ" du président Hosni Moubarak, après 10 jours de protestations et de violences meurtrières sans précédent. L'armée a réaffirmé qu'elle n'ouvrirait pas le feu contre les manifestants. M. Moubarak refuse de démissionner en disant craindre "le chaos" s'il partait avant la fin de son mandat en septembre dans un entretien avec CNN.

 

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