[Spécial été] Montmirail, le mont admirable

Entre la Ferté et Vibraye, « mons mirabilis », plus connu sous le nom de Montmirail, mérite vraiment le détour. Le mont est certainement le plus riche et le plus chargé d’histoire du département.1 Le château, ouvert tout l’étéImmédiatement, c’est l’aspect stratégique de sa position qui domine. Cette ancienne forteresse médiévale, construite sur ce qui aurait pu abriter un oppidum comme en témoigne Jules César dans ses commentaires sur la guerre des Gaules, peut guetter des adversaires potentiels venant de la Sarthe, du Loir-et-Cher, de l’Eure-et-Loir et de l’Orne, quatre départements aux frontières parfois visibles de Montmirail. A voir, au-delà du panorama qu’il offre sur le Perche, ses salles d’armes et ses cachots, ses salons, sa porte monumentale. C’est ouvert tous les jours jusqu’au 15 août, sauf le mardi de 14 à 19 heures.2 Le bourgLa magie de Montmirail réside aussi dans ses ruelles, articulées d’une manière circulaire autour du château. Ce n’est pas un hasard si Montmirail a très vite été baptisée petite cité de caractère en perche sarthois. Il faut se perdre dans le bourg et lever le nez pour découvrir les secrets de toutes ces maisons bourgeoises formant un patrimoine urbain homogène où alternent la brique rouge, le tuffeau et l’enduit à la chaux. 3 L’Espace Maurice-LoutreuilDécédé en 1925, Maurice Loutreuil aura été l’un des précurseurs de l’Ecole de Paris. Le mémoire et le talent de ce peintre né à Montmirail en 1885 ont été réhabilités en partie grâce à l’opiniâtreté de l’association culturelle mons mirabilis qui animé toute l’année la commune avec des fêtes médiévales et des expositions. Cet été, des artistes se succèdent d’ailleurs dans la salle Maurice Loutreuil, à proximité immédiate de l’office du tourisme. 4 L’église Notre-Dame de l’AssomptionTrès éclectique, sa construction va du XIe au XIXe siècles. L’assemblage est parfois surprenant mais l’édifice présente des sources d’intérêt aussi diverses qu’un lavabo en tuffeau finement ciselé, un vitrail remarquable représentant le mariage de Marie de Meulin et de Jean de Bruges, un bois polychrome de Saint-Blaise. L’implantation d’une communauté chrétienne à Montmirail semble coïncider avec l’arrivée au VIe siècle des missionnaires venus de l’abbaye de Micy, près d’Orléans, à l’appel de Saint Innocent, évêque du Mans.5 Les randonnéesMontmirail est un endroit béni pour les marcheurs. En dehors des ruelles de la vieille ville médiévale, les circuits pédestres abondent dans le secteur, offrant une découverte privilégiée de la campagne percheronne. L’office du tourisme propose un parcours sympa sous la forme d’une course de 10 km (durée 2 h 30 environ), partant du château, puis prenant la direction, sans s’y rendre, de la Ferté-Bernard, Courgenard, Melleray, le retour sur le deuxième point culminant de la Sarthe, après celui des Alpes Mancelles, s’effectuant par une montée des marches. Jean-Benoit GAYET

Photos
Photos: