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Interview André Manoukian : « Le fa et le si ont mis le boxon »

0 20.07.2015 13:21
Photo Philippe Dobrowolska.

Chaque matin de ce mois de juillet, André Manoukian parcourt "Les routes de la musique" sur France Inter.

De la Nouvelle Star à France Inter, André Manoukian est le passeur enflammé des musiques aimées. Aussi à l’aise au micro qu’en juré de « La Nouvelle Star », il retrouvera les studios de France Inter à la rentrée, avec « Partons en live » chaque vendredi. En attendant, chaque matin à 10 heures il parcourt "Les routes de la musique". Réjouissant.

Quel est votre premier souvenir musical ?

Je crois que la musique est en moi depuis toujours. Gamin, au retour de l’école, je jetais mon cartable pour me mettre au piano. Je prenais aussi des cours à l’église arménienne de Lyon. Je cherchais à imiter mon père, tailleur, qui jouait en amateur du violon et du piano. Il interprétait les « Inventions » de Bach. Bach a tout dit. Il a plié la musique. Après lui, les compositeurs n’ont fait qu’ajouter.

À quel moment avez-vous deviné que votre vie serait tournée vers la musique ?

À 13 ans, je découvre le jazz grâce à Fats Waller. La filiation avec Bach est évidente : le ragtime, c’est Jean-Sébastien avec du rythme. À la suite de cette découverte, ce qui m’intéresse c’est la façon dont la musique relie l’humanité. Vous savez que les Indiens d’Amérique et les Africains partageaient les mêmes chants ? Cette gamme à 5 notes sera d’ailleurs à la base du blues. J’aime retrouver les points de départ. En occident, nous avons deux notes supplémentaires : le fa et le si. Elles vont tout changer et mettre le boxon dans notre musique. Une musique terriblement impudique ; c’est ce qui fait son charme !

Vous liez la musique à un plaisir très sensuel

J’ai dit qu’une fille pouvait me faire jouir des oreilles. Ce n’est pas un hasard si au Moyen-Âge on baptise l’intervalle qui fait l’accord de trois tons le « Diabolus in musica », « L’accord du diable », interdit par l’Église. La spiritualité et l’érotisme sont consubstantiels à la musique. Pourquoi croyez-vous que les moines inventent la portée ? Parce qu’il fallait mettre de l’ordre.

Propos recueillis par
Frédérique BREHAUT

Retrouvez l'intégralité de cet article dans "Le Maine Libre" de ce lundi 20 juillet. A lire aussi sur ordinateur, tablette et smartphone.

 

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