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Allonnes Décoré, Eugène Spy a vu la mort de près

0 11.11.2014 19:36
Eugène Spy reçoit la Légion d’honneur, entouré de ses proches. Une fierté pour le vieil hommes qui s’était engagé alors qu’il n’avait pas 20 ans (photo en bas à droite). Photos « Le Maine Libre » Olivier Blin et photo DR.

Eugène Spy reçoit la Légion d’honneur, entouré de ses proches. Une fierté pour le vieil hommes qui s’était engagé alors qu’il n’avait pas 20 ans (photo en bas à droite). Photos « Le Maine Libre » Olivier Blin et photo DR.

Sur le front de l’Est dès 44, puis en Indochine, l'Allonnais Eugène Spy a entendu siffler les balles, a vu la mort de près. Bien des années après, il a été décoré ce mardi de la Légion d’honneur. Entouré de ses proches.

Il est très exactement 10 h 38 sur la place Aristide-Briand.

« Monsieur Spy, au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons chevalier de la Légion d’honneur. »

Sur le visage d’Eugène Spy, point de signe qui ne trahisse l’émotion. Le bouillonnement est intérieur. Contenu.

« C’est le grand jour, enfin »

Ce mardi matin, quelques minutes avant de rejoindre les récipiendaires, Eugène Spy, entouré de ses proches, laissait transparaître, avec la mesure qui est la sienne, son bonheur.

« C’est le grand jour, enfin », glissait-il. « Je suis content, fier pour ma famille, et pour moi. »

Ses derniers mots avant de rejoindre la place de la Préfecture iront aux camarades : « Je suis peiné, attristé quand je pense à tous ceux qui sont morts sans avoir pu profiter de la vie. Il y a plein de souvenirs qui ne sont pas bons. »

« Du pain de chien »

Ceux de combats acharnés, meurtriers, menés sur le front de l’Est. Eugène Spy, l’Allonnais, âgé aujourd’hui de presque 90 ans, n’avait alors pas 20 ans. Il s’était engagé pour chasser les Allemands du pays, parce qu’avait-il expliqué l’été dernier, « pendant quatre ans, nous avions mangé du pain de chien. »

Des mois, des années, il a vu les siens tomber devant lui, jusqu’en Allemagne, jusqu’en Forêt noire, jusqu’au lac de Constance. 

Plus d'informations dans nos éditions du "Maine Libre" de ce mercredi 12 novembre.
A lire aussi sur ordinateur, tablette et smartphone.

 

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