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Allonnes Christine and the Queens : "J'espère ne jamais être blasée" [Vidéo]

0 12.11.2014 07:21
Christine and the queens a remporté un vif succès avec son 1er album sorti en juin. Photo DR

Christine and the queens a remporté un vif succès avec son 1er album sorti en juin. Photo DR

La Nantaise Héloïse Letissier affiche complet ce soir, à 20 heures, à Allonnes dans le cadre du festival.

« Le Maine Libre » : Comment avez-vous fait naître le personnage de Christine ?

Christine and the Queens : Ce personnage est officiellement né il y a quatre ans à la suite d’une grosse remise en question. Pour plein de raisons, j’ai eu une année assez difficile en 2010. Il y a des années comme ça où rien ne va. J’étais tellement déprimée que je suis partie hors de France et je suis allée à Londres.

Pourquoi cette ville ?

C’est une ville dont j’aime beaucoup l’excentricité. Je voulais essayer de retrouver un sens. J’ai rencontré des performers anglais dans un club de Londres. C’était des travestis qui avaient un numéro musical. J’ai été frappée par l’esthétique, par la poésie de ces personnages. Et je me suis dit que peut-être, moi aussi je me sentirais plus forte si j’avais un alter ego, un projet dans lequel je pouvais m’inventer un nom, une silhouette, une nouvelle vie. Et c’est comme ça qu’est née Christine. Christine, c’est plutôt moi mais c’est aussi un acte de libération d’Héloïse Letissier.

Dans quel état d’esprit avez-vous composé votre premier album ?
 


L’album est arrivé assez tard mais pour les bonnes raisons. J’ai attendu d’avoir le bon répertoire et les bonnes envies. Je voulais faire un album qui s’autorise tout et qui ne soit pas d’un genre musical très précis. Je voulais m’emparer du Français avec des références plus américaines ou anglaises et faire un album hybride. Je pense que c’est pour ça que je l’ai appelé « chaleur humaine ». C’est à la fois très concret et très abstrait.

Comme avez-vous vécu ce succès assez rapide cette année ?

C’est assez fou. L’album est sorti en juin et il s’est passé beaucoup de choses depuis. Il a été très bien accueilli et c’est un luxe incroyable pour un premier album. Je ne pensais pas qu’il puisse rencontrer un public aussi large. Je trouve ça vraiment très joli de pouvoir avoir un petit succès avec un album qu’on a vraiment réfléchi dans sa solitude et avec ses références.

Pas trop fatigant ?

C’est sportif et incroyablement physique. On est bombardé de trucs, on fait des télévisions, des concerts, de la promo. On a l’impression d’être dans une voiture qui roule à 100 km/h. C’est un peu flippant. Mais en vérité, c’est quand même vraiment l’enthousiasme qui domine. Il faut profiter de ça, de cette incroyable occasion que j’ai de pouvoir faire des tournées où les gens viennent me voir. Je découvre cet univers et j’espère ne jamais me blaser.

Est-ce que cette fulgurance ne met pas un peu de pression pour la suite ?




Moi-même je me mets beaucoup de pression. Il faut déjà satisfaire ses exigences à soi. Et je me pose même la question de « comment durer ? ». On est dans une société où on est bombardé de choses. On se lasse, les choses se périment vite. Les gens aiment bien voir de nouvelles têtes souvent. J’espère donc que je serai attendue pour la suite. Parce que j’espère que ce n’est que le début d’une aventure et pas un aboutissement.

On vous appelle « la reine de la pop ». C’est un titre qui vous plaît ?

C’est un sacré titre déjà ! C’est très flatteur. Je me demande si je ne l’ai pas usurpé parce que je viens d’arriver. « Reine de la pop », ça fait très consécration. Est-ce que ce n’est pas un peu trop tôt ? En tant que grande fan de Mickael Jackson, est-ce qu’il ne faut pas attendre un peu pour voir si je mérite vraiment la couronne ?

On vous compare aussi à Mylène Farmer, par la scénographie et par les textes un peu sexuels…

Je suis souvent flattée par la comparaison même si je pense que je suis moins sulfureuse que Mylène Farmer. Elle était très sexuelle, avec un personnage très prédateur, ce qui était nouveau à l’époque. Il n’y a pas beaucoup de chanteuses comme ça qui réfléchissaient déjà à l’ambiguïté du genree. Je ne pense pas être à son niveau de prédation mais ça me fait plaisir parce que c’est quelqu’un qui a été une figure importante, populaire et qui défendait des choses pas forcément évidentes. Elle a eu une carrière impressionnante et je me souhaite de tenir la comparaison.

Quel est votre rapport à la scène ?
 



Je ne sais pas si c’est parce que j’ai fait du théâtre et que j’aime profondément la scène, mais’est mon moment préféré. J’adore être en studio et faire un album, des clips et tout ça. Mais la scène est vraiment le moment que je préfère. J’aime défendre mes chansons sur scène devant un public. C’est une rencontre aussi et c’est l’aboutissement du projet.

Mathilde BELAUD

Salle Jean-Carmet, Allonnes, à 20 heures
1re partie : The Shougashack
COMPLET

+ Le programme complet du festival Bebop

 

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