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Agriculture Le Foll : "Entre 22 et 25 000" éleveurs au bord du dépôt de bilan

2 17.07.2015 12:41
Stéphane Le Foll dresse un constat alarmant de l'agriculture française.

Stéphane Le Foll dresse un constat alarmant de l'agriculture française.

Photo archives "Le Maine Libre", Olivier Blin

"Entre 22 et 25 000" exploitations d'élevage, soit 10 % du total, "sont cet été au bord du dépôt de bilan", affirme le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll dans Le Parisien/Aujourd'hui en France de vendredi.

En avançant ces chiffres "collectés département par département" par ses services, le ministre insiste sur "l'urgence" à traiter "trois crises, bovine, porcine et laitière, (qui) se conjuguent".

"Près de 10 % des exploitations d'élevage, soit entre 22 et 25 000, sont cet été au bord du dépôt de bilan", avance M. Le Foll. D'après Le Parisien, cela représente "au moins 40 000 emplois directs".

"Dans la crise actuelle, chacun est responsable, du consommateur à l'élu local, qui doit privilégier les produits français dans la restauration collective", insiste-t-il.

Il rappelle aussi qu'en juin, "tous les acteurs se sont engagés à augmenter les tarifs et à répercuter cette mesure sur les producteurs".

Il convient également de "réorganiser l'offre française en valorisant le logo Viande de France, qui permet au consommateur d'être sûr de l'origine des produits. Alors, il sera prêt à payer un peu plus cher".

Les éleveurs ont multiplié les actions ces dernières semaines, dans l'Ouest notamment, pour protester contre l'absence de remontées des prix de leurs productions.

Le président de la FNSEA Xavier Beulin a pour sa part indiqué jeudi lors d'une conférence agricole organisée au Sénat que "400 exploitations porcines étaient au bord du dépôt de bilan" dans l'ouest de la France.

Pour le patron du premier syndicat agricole français, au delà des mesures d'urgence dont la première est d'appliquer l'accord sur la remontée de prix, il faut organiser un "plan de désendettement massif" de cette branche.

"Sans être démagogue, les paysans aujourd'hui ont beaucoup de mal à comprendre qu'on pourrait accepter un certain nombre d'aménagements concernant un pays de l'Union européenne (la Grèce, ndlr) et laisser de côté un pan de notre économie, à travers son élevage", a-t-il ajouté.

Le président du Sénat Gérard Larcher a également indiqué qu'il allait rappeler au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker "qu'en cas de crise on peut décider de mesures exceptionnelles" comme le stockage du porc.

AFP

Commentaires (2)

"Les Français sont
Pandore ven, 17/07/2015 - 16:34

"Les Français sont responsables ".

Les politiciens ne manquent vraiment pas pas d'air !
Entre ceux qui laissent les OGM nous envahir, ceux qui refusent d'indiquer sur l'emballage, la méthode d'abattage des animaux.

Mais le pire est a venir, les négociations SECRETES des accords TAFTA.
Personne n'a le droit d'en révéler la teneur !
Cependant, les industriels américains sont déjà au parfum, prêt à nous déverser leur daube aux hormones, OGM , antibiotiques, j'en passe et des meilleurs .

Bon appétit

Et merci Le Foll !

Pour qui travaillez vous ?

une profession assistee depuis des decennies
logjeuhan ven, 17/07/2015 - 14:06

il y a un discours ministeriel qui est completement incoherent ,d'un coté on laisse se developper la "ferme aux mille vaches" dans la Somme etablie par un industriel local qui a expliqué recemment devant le tribunal comment il etait simple en France de faire ce qu'on veut ,de l'autre coté on appelle l'Europe à donner plus de subventions,c'est à dire imposer encore plus le contribuable. On n'en peut plus de payer cet v assistanat.
la faiblesse,et le mot est faible ,de nos politiques à l'egard d'un elevage qui ne pese plus rien dans les votes porte en elle tous les maux de ce pays.
En creant artificiellement une profession qui ne survit que par la subvention on a inscrit sa disparition ,et de soit disants protecteurs de la nature on en a fait les plus grands pollueurs.
Le discours des éleveurs est usé jusqu'à la corde comme celui du gouvernement ,on ,n'en peut plus de payer pour tel ou tel , le systeme doit etre radicalement changé,il n'y a plus place dans notre pays pour des exploitations moyennes qui sont assises sur des cooperatives qui n'hesitent pas à investir en Pologne ou ailleurs .
Les actions contre les grands distributeurs accusés de tous les maux contribuent à developper l'image de "Tout pour moi rien pour les autres" ,pourtant sans eux les stocks s'accumuleraient . C'est en plus se tirer une balle dans le pied car ça n'incite pas à acheter français ni dans les GS ni ailleurs. Faudrait arreter de prendre le consommateur pour un pigeon .
On ne parle pas non plus des emplois qui sont perdus dans l'industrie faute de pouvoir les soutenir comme dans l'elevage qui en pompe la plus grosse part .
Le discours est effectivement demagogue ,les portefeuilles sont vides ,et de n'est pas une subvention de plus qui reglera ce probleme ,ce que veulent les eleveurs c'est un systeme qui perennise leur activité hors concurrence ,hors crise en exportant leurs besoins chez les autres.
Quel est le politique qui aura enfin le courage de dire que l'elevage français a vecu et que ces derniers doivent se reconvertir.?
Mauricette

 

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