Accident d'un navire chimiquier, sans conséquence écologique prévisible

0 21.11.2011 09:59

Un navire chimiquier de 120 mètres, chargé de 6.000 tonnes de solvants, a été percuté vendredi matin par un cargo au large de l'île d'Ouessant (Finistère), laissant craindre une catastrophe écologique qui semble pouvoir être évitée, aucune fuite n'ayant été détectée dans la cargaison.Aucune pollution n'était observée à la mi-journée et aucun risque de pollution immédiate n'a été identifié, a affirmé la préfecture maritime de Brest qui coordonne les secours en mer.Vendredi après-midi, le navire, qui avait été évacué par son équipage peu avant l'aube après le choc, était en route vers Brest en remorque de l'Abeille Bourbon, où il devrait arriver dans le courant de la nuit.Dans un communiqué commun, Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, et Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, ont indiqué suivre "attentivement les opérations de remorquage"."On n'est pas dans une situation alarmante, il s'agit d'un bateau compartimenté et double coque récent, construit en 2008", et la collision n'a pas atteint de soute sensible du bateau, l'YM Uranus, a précisé à Brest le porte-parole de la préfecture maritime, le capitaine de frégate Marc Gander.Selon le directeur adjoint du centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE), Christophe Rousseau, le navire était chargé d'un produit de type "pygas"."Ce solvant est un standard commercial industriel qui entre dans la composition de nombreux produits comme les peintures", a-t-il précisé."Sur l'un des deux bateaux, la veille n'était pas assurée (...) aucun des deux bateaux n'a vu l'autre", a affirmé à l'AFP le porte-parole de la CGT des marins du Grand Ouest, Jean-Paul Hellequin.L'YM Uranus a été abordé à l'arrière babord, a précisé le préfet maritime de Brest, Anne-François de Saint-Salvy, lors d'un second point presse vendredi après-midi."Les circonstances précises et les manoeuvres des deux navires qui ont conduit à l'accident ne sont pas encore connues (...) Il est prématuré de parler d'imprudence ou de défaut de veille", a-t-il ajouté.Tôt vendredi matin, le chimiquier avait signalé au centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Corsen (Finistère) qu'il se trouvait en "grande difficulté" après avoir été abordé par un cargo vraquier à plus de 50 milles (environ 100 km) à l'ouest de Ouessant, dans les eaux internationales.Le CROSS Corsen a organisé l'évacuation vers 05H30 des 13 hommes qui ont été hélitreuillés après avoir pris place à bord de radeaux de survie et abandonné le navire victime d'une "importante voie d'eau".Il n'y a qu'un blessé léger parmi l'équipage de l'YM Uranus qui assurait un transit entre Porto Marghera (Italie) et Amsterdam (Pays-Bas), selon la préfecture maritime. Un porte-parole de l'affréteur britannique du navire a fait savoir que l'équipage était composé de quatre nationalités: russe, bulgare, lettone et philippine. Le commandant est russe, a-t-il précisé.Le cargo vraquier construit en 2010, le Hanjin Rizhao (bien Rizhao), un bâtiment de 191 mètres battant pavillon du Panama, qui assurait une liaison entre Las Palmas (Canaries) et Rotterdam, a poursuivi sa route vers le port néerlandais.La météo au moment de l'accident était clémente. La mer présentait une houle de 1,50 mètre mais le vent commençait à se renforcer en fin de journée.Le capitaine du YM Uranus a été entendu par la gendarmerie maritime sur la base de Lanveoc-Poulmic, selon la Prémar.Le capitaine du Hanjin Rizhao sera pour sa part entendu plus tard, a-t-on indiqué de même source.

 

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